Fêtes de fin d’année oblige, de toute récentes enquêtes s’intéressent aux personnes seules dans l’Hexagone. A l’instar du Crédoc qui nous apprend que cinq millions de personnes de plus d 15 ans déclarent ne passer que très rarement du temps avec famille, voisins ou connaissances en 2016. Soit un million de plus qu’en 2010. S’agissant plus précisément des réseaux de sociabilité (familial, professionnel, amical, affinitaire ou de voisinage), c’est le voisinage qui constitue l’unique mode de socialisation pour 35 % des exclus. Sans grande surprise, la pauvreté figure parmi les principaux facteurs d’aggravation de l’isolement (34 % des personnes isolées ayant des revenus inférieurs à 1 200 euros par mois). Même écho du côté de la Fondation de France qui nous apprend que sur les 5 millions de personnes seules en France, 12,5 % n’ont aucun réseau social et qu’un Français sur dix se sent « exclu, abandonné ou inutile ». Bonne nouvelle cependant, 71 % des Français se déclarent prêts à s’engager personnellement contre la solitude, et pour 63 % l’engagement individuel constitue le premier levier pour combattre l’isolement. Reste à passer des bonnes intentions aux actes.