Les propositions du ministère en charge des familles et de l’enfance en matière de lutte contre les violences faites aux enfants ont été présentées le 1er mars. Volontairement concentré sur les violences intrafamiliales, ce plan préconise, outre un développement plus précis des données statistiques sur le sujet (dont le nombre d’enfants morts à la suite de violences familiales), plusieurs pistes d’actions concrètes. Parmi celles-ci, Laurence Rossignol suggère d’améliorer les outils de soutien à la parentalité, au travers notamment d’un carnet de santé et d’un livret de première naissance réactualisés, la mise en place, dans chaque hôpital, d’un médecin référent sur les violences faites aux enfants, ou encore une meilleure adaptation de la prise en charge des victimes. Chacune des 21 mesures présentées fera l’objet d’une évaluation présentée au gouvernement en septembre 2019. Elles devraient pouvoir utilement s’articuler avec les pistes issues du tout récent rapport de Marie-Paule Martin-Blachais, qui s’est attaché pour sa part à déterminer les « besoins fondamentaux, universels et spécifiques des enfants en protection de l’enfance ».