NUMÉRO 122 / DECEMBRE 07

À la veille de Noël, le Jas est heureux de vous présenter son petit frère

OUI, c'est vrai la presse écrite n'est plus, depuis quelques années, un secteur rentable en termes d'investissements. La presse gratuite a notamment tué la valeur de l'écrit. On dit aussi que les gens lisent moins et qu'internet peut leur suffire.
Nous, nous croyons le contraire. Dans une période troublée, où la quête de valeurs reprend toute sa place, où la compréhension des enjeux est essentielle, où la diffusion des bonnes pratiques peut aider... la relation à l'écrit, au dialogue choisi, à la connivence du sens, à l'engagement est irremplaçable.
Et nous ne nous contentons pas des mots. Le Jas crée un nouveau journal : le Bulletin de la Protection de l'Enfance, qui, comme son nom l'indique, se veut un lien entre tous les acteurs du secteur, le lien qui va à l'essentiel.
Quant au choix de la matière, il ne résulte pas d'une étude de marché. La connaissance ne devrait pas être qu'une marchandise définie par les lois de la bourse qui régentent aujourd'hui la plupart des médias.
Ce choix est le prolongement d'une conviction : celle que le décloisonnement des esprits, des postures et des actions voulue par la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l'enfance, ne peut se concrétiser sans l'organisation d'échanges et de réflexions partagés. Si des moments privilégiés comme les Assises nationales par exemple peuvent servir à éclairer le contexte, son actualité et le rôle de chacun, elles ne suffisent pas. C'est au Bulletin de la Protection de l'Enfance qu'il appartient de pérenniser cette fonction de relais et de médiation pour connaître, se reconnaître, agir ensemble.
OUI, une nouvelle aventure s'ouvre, peu auraient osé l'engager. Mais notre force, et celle de nos lecteurs, c'est la différence, celle du pari, envers et contre tout, du sens et de la confiance.

Jean-Louis Sanchez
Directeur éditorial

LE MOIS DU SOCIAL
Mouvements de troupes • Apa : l'improvisation contre la performance • Formations sanitaires et sociales : marché de dupes ? • Observation de l'enfance en danger : le bon sens de l'Andass • Urgence : de l'utilité du consensus • Aides économiques : les collectivités locales épinglées • Chiffre du mois • Carton vert • Carton rouge

SOCIAL SANS FRONTIÈRES

ÉVÉNEMENT
2ÈMES ASSISES NATIONALES DE LA PROTECTION DE L'ENFANCE
Les enseignements (deuxième partie)

SOCIALEMENT INDISCRET

ACTU DES RÉGIONS

LES BONNES PRATIQUES DU MOIS
LOGEMENT
Un Toit pour tous : la mixité sociale maîtrisée

VIOLENCES CONJUGALES
En finir avec le parcours du combattant

L'AUTONOMIE EN ACTIONS
ALZHEIMER
Refuser d'être désarmés

DOSSIER
GRENELLE DE L'INSERTION
Pour faire quoi ?

VIVA-CITÉ
SAINT-APOLLINAIRE
50% jeunes, 50 % anciens, 100 % solidaires

REPÈRES
PROTECTION DE L'ENFANCE
L'impact de la loi sur le travail social
Le point de vue de Laurent Puech

FRATERNITÉ
Le handicap, enjeu de civilisation

COURRIER DES LECTEURS

AGENDA

OBSERVATOIRE DES MÉTIERS ET DES FORMATIONS

OFFRES D'EMPLOI

GRENELLE DE L'INSERTION
Pour faire quoi ?

T out le monde veut son Grenelle. Le monde de l'insertion ne fait pas exception. C'est pourquoi Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a pu lancer au pied levé cette grande “réflexion refondatrice”, les 24 et 25 novembre à Grenoble. Avec la promesse de “sortir des propositions qui changent profondément le système”, pour réduire la pauvreté d'un tiers en cinq ans. Six mois de dialogue s'engagent ainsi entre l'État, les collectivités locales, les employeurs, les syndicats, les associations, les organismes d'insertion et, tout le monde l'espère, les personnes pauvres qui devraient faire partie des groupes de travail. La volonté du gouvernement est de créer, rapidement, un contrat unique d'insertion et de généraliser le revenu de solidarité active (RSA) qui remplacera à terme le RMI. Mais tous les participants du Grenelle avaient surtout en tête les chiffres annoncés par Bercy qui prévoit de financer 25 % de contrats aidés en moins l'an prochain, soit 230 000 contrats aidés, au lieu de 310 000 aujourd'hui ! Alors est-il possible d'être efficace et que cela ne coûte pas cher ? En réduisant la pauvreté par la remise au travail et en conditionnant l'accompagnement de la personne à cette reprise d'activité ? En faisant baisser le coût du travail grâce aux aides publiques versées à ceux qui reprennent une activité pour leur permettre d'avoir un revenu décent ?