NUMÉRO 140 / OCTOBRE 09

La jeunesse n’est pas un statut

A près le temps des aînés, qui a suivi la canicule, voici venu le temps des jeunes. On découvre le désarroi de la jeunesse avec la progression de la violence contre les autres mais aussi contre elle-même, comme le montrent le développement de l’absentéisme scolaire, de la consommation de drogues en tout genre, ou le recours à des pratiques risquées, allant parfois jusqu’au suicide. Des appels au secours bien plus aiguisés qu’ailleurs, malgré des indicateurs socio-économiques proches de la moyenne du reste de l’Europe.
Un constat que l’on retrouve pour l’ensemble de la société particulièrement anxiogène. à l’origine de ce malaise, selon le sociologue Éric Maurin*, une peur irrationnelle du déclassement entretenant un conservatisme social peu favorable aux nouveaux arrivants sur le marché du travail, et tout particulièrement les jeunes. Une situation attribuée “aux politiques publiques qui depuis cinquante ans ont systématiquement privilégié la protection de ceux qui ont déjà un emploi, plutôt que le soutien de ceux qui n’en ont pas”. En somme, une analyse conduisant à préconiser de déréguler davantage pour renforcer la fluidité sociale de la société...

LE MOIS DU SOCIAL
L’Andass à l’heure européenne • Politique de la ville : le big bang ? • Impôts locaux?: le temps se gâte • La protection de l’enfance au milieu du gué • ARS : mission préfiguration • La prév’ au-delà des tabous • Le chiffre du mois • Carton vert • Carton rouge

SOCIAL SANS FRONTIÈRES

ENQUÊTE
Jeunesse
L’été indien ?

À BÂTONS ROMPUS
Invité du mois
Dominique BALMARY, Président de l’Uniopss

SOCIALEMENT INDISCRET

ACTU DES RÉGIONS

LES BONNES PRATIQUES DU MOIS
INTERGéNéRATIONNEL – Mami, un coup de jeune pour l’insertion
INSERTION – ALPE imprime sa marque

L’AUTONOMIE EN ACTIONS
Métiers de la dépendance
Le médico-social en formation… de combat

DOSSIER
La territorialisation du travail social
sert-elle vraiment l’usager ?

RSA...EN AVANT TOUTE!
En Essonne, l’insertion c’est un parcours balisé

VIVA-CITE
À évry, les Pyramides renferment des trésors de volonté

REPERES
Familles monoparentales à Paris
Dépasser les idées reçues

FRATERNITÉ

AGENDA

OFFRES D’EMPLOI

La territorialisation du travail social sert-elle vraiment l’usager ?

Se poser la question c’est déjà y répondre. En effet, rien ne prouve que la territorialisation serve l’usager. Certes, les conseils généraux ont cherché, depuis les débuts de la décentralisation, à organiser le service social sur les territoires pour être le plus proche possible des usagers et s’adapter à leurs besoins spécifiques. Mais, dans la réalité, à quoi bon se rapprocher des usagers, si les professionnels qui en sont les plus proches n’ont aucune marge de manœuvre pour jouer un rôle d’animation et d’expertise du territoire ? Or, aujourd’hui, parce que le poids des dispositifs n’a jamais été aussi prégnant, la question est encore plus cruciale. Fort heureusement, des départements comme l’Ain, les Bouches-du-Rhône ou l’Isère donnent envie d’y croire.