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  • Travail social : Comment rallumer la flamme ? (JAS 244)

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    Depuis un peu plus d’un an, deux rapports importants ont traité d’une question particulièrement sensible : l’état de l’accompagnement social (voir définition dans encadré 1) qui ne concerne qu’une partie des professionnels du Social. En effet, en termes d’effectifs, la capacité d’accompagnement social généraliste de notre pays, hors établissements ou services très spécialisés, ne représente qu’une partie des travailleurs sociaux. Et par ailleurs, ceux-ci se voient de plus en plus confier des tâches d’accueil et d’orientation qui limitent le temps qu’ils peuvent consacrer à l’accompagnement social. Le premier rapport, publié en septembre 2018, émane de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). Il a le mérite d’analyser qualitativement l’impact de l’accompagnement social, et de mettre en évidence les contraintes que celui-ci doit supporter. Avec le souci de démontrer que la profonde évolution de la question sociale devrait orienter plus efficacement les professionnels concernés vers le développement social. Le second rapport, publié en mai 2019, émane de l’Odas. Il s’agit d’une recherche-action effectuée dans onze territoires, pour identifier les conditions permettant de mieux agir pour renforcer la cohésion sociale de ces territoires. Parmi les évolutions présentées comme nécessaires, ce rapport s’attache à formuler diverses hypothèses pour renforcer la mission d’accompagnement des travailleurs sociaux des villes, organismes de protection sociale et départements…

  • Semeurs du possible : Luc et Blandine ont pris la clef des champs (Jas 243)

    L’association bourguignonne les Semeurs du possible aide les nouveaux agriculteurs lors de leur installation. Des espaces-tests leur permettent de se lancer dans l’aventure en minimisant les risques. Soutien humain et matériel ainsi que lien étroit avec les acteurs locaux font de la formule une réussite et un filet de sécurité pour faire le grand saut.

  • Municipales 2020 : Qu’en attendre ? (Jas 243)

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    L’année 2020 s’ouvre sur d’inquiétants signaux : l’ère des “méga-feux” a commencé (en Australie, après le Brésil et la Californie), et le repli sur soi gangrène dorénavant non seulement les rapports entre les pays mais aussi les personnes. La France n’est pas épargnée par la progression des fractures environnementales et sociales, sans que nos dirigeants nationaux n’expriment une réelle volonté d’agir en profondeur contre ces deux fléaux. Fort heureusement la tenue prochaine des élections municipales pourrait contribuer à réanimer l’espoir. De multiples indicateurs montrent que les deux principaux enjeux en sont la contribution des communes à la préservation de l’environnement et la lutte contre la désagrégation sociétale. Les perspectives sont d’autant plus réalistes que les maires peuvent s’appuyer sur un grand nombre d’expériences locales qui ont fait leurs preuves en la matière. On retrouve en France, comme dans d’autres pays(1), une grande disponibilité des élus locaux pour répondre à ces préoccupations, car ils ont pour eux deux atouts déterminants : la proximité avec les habitants, qui leur permet de bien appréhender les conditions du vivre-ensemble, et la durabilité de leur fonction, car la plupart des maires enchaînent au moins deux mandats, ce qui leur permet d’agir en profondeur.

  • Samu social international 20 ans de lutte au service de la fraternité (Jas 242)

    Le samu social international a fêté récemment ses vingt ans. Des premiers samu sociaux créés au Maghreb aux dix-sept existant aujourd’hui à travers le monde (Afrique, Amérique latine, Europe), que de chemin accompli sous l’impulsion de l’infatigable Xavier Emmanuelli son fondateur. Né à Paris le 23 août 1938, médecin de profession, il oriente son activité vers le soutien à la grande précarité, comme par exemple dans la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis de 1987 à 1993. Et pour les mêmes raisons, il participe à la création de Médecins sans frontières en 1971, et plus tard en 1993, du samu social de la ville de Paris. Il occupe par ailleurs des fonctions politiques, comme secrétaire d’État auprès du Premier ministre Alain Juppé de 1995 à 1997, en étant chargé de l’action humanitaire d’urgence. Et il préside le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées de 1997 à 2015. Dans chacune de ses fonctions, il exprime une forte exigence qui le conduit à démissionner du samu social de la ville de Paris en juillet 2011, à la suite de l’annonce d’une réduction drastique des moyens alloués à l’hébergement d’urgence. C’est alors qu’il s’oriente vers la création du samu social international afin de mettre son expérience au profit d’autres pays. Un réseau qui a su développer une aide considérable aux publics les plus diversifiés : enfants, familles, personnes âgées, jeunes… dans des territoires très différents. Pour appréhender de façon plus globale et plus qualitative les activités du samu social international, nous avons demandé à Marie Chuberre, sa directrice actuelle, de nous en expliquer les missions.

  • Innovation locale : Les “Musts” de 2019 (Jas 242)

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    Des villes aux campagnes, en passant par les quartiers dits “sensibles ”, ils sont nombreux ces petits colibris qui apportent quotidiennement leur pierre à l’édifice, œuvrant en toute discrétion pour réparer les fractures sociales. Depuis bientôt 13 ans, l’Agence des pratiques et initiatives locales (Apriles) mise en place par l’Odas, recense et expertise les démarches innovantes qui, sur le terrain, portent les valeurs du développement social local. Autant d’actions qui peuvent être aujourd’hui découvertes sur le site Internet de l’agence(1). Et parce que Le Jas porte, lui aussi, dans son ADN les valeurs de l’innovation au service du lien social, nous avons choisi de nous faire ici l’écho des démarches qui nous semblent les plus originales et les plus inspirantes. Autonomie : la part belle à l’inNOVATION Et si l’on profitait des savoirs des anciens pour mettre en valeur les richesses du patrimoine local tout en répondant au désir d’apprendre des plus jeunes ? Tel est le pari remporté par l’opération “Oreilles en balade”(2) à Prévinquières, petit village de 300 âmes blotti au creux de la vallée de l’Aveyron. Un projet initialement né de la conviction d’une ancienne documentariste à France Culture (…)

     

  • Les maires peuvent nous protéger du populisme (241)

    Chacun prend la mesure quotidiennement de la fragilité de notre cohésion nationale, avec des fractures qui s’aggravent, des discours qui se durcissent, des solidarités qui se délitent. Le désordre est donc considérable, et les obstacles pourraient paraître infranchissables, sauf à considérer que le découragement n’est plus de mise lorsqu’il s’agit de l’essentiel: rétablir une ambition collective apte à revitaliser liens sociaux et repères collectifs (…)

     

  • Coup de pouce aux aidants (241)

    Emilie a deux vies à “1 000 kilomètres l’une de l’autre”, soupire-t-elle. Depuis trois ans, cette cadre dans la communication âgée de 40 ans, fait l’aller-retour entre Paris et Perpignan tous les 15 jours. Elle part s’occuper de son père victime d’un accident de vélo qui l’a rendu tétraplégique. “Ça a été d’une violence absolue, raconte Émilie(1). Il était dynamique, faisait du sport, la cuisine et maintenant il ne peut plus rien faire. Il n’a plus que ses deux filles et sa maison”. Émilie doit gérer les documents administratifs, les rendez-vous médicaux, l’entretien de la maison, les courses, la banque, les aides à domicile qui se succèdent au chevet de son père… Son patron conciliant lui permet de télétravailler. “Je ne suis pas moins performante, mais je m’épuise pour que mon travail ne s’en ressente pas. D’un côté comme de l’autre, j’ai l’impression de ne jamais en faire assez” (…)

  • Transports publics : En route vers la gratuité ? (241)

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    D’Issoudun à Chantilly en passant par Aubagne et, plus récemment, la Communauté d’agglomération de Niort et la Communauté urbaine de Dunkerque, elles sont aujourd’hui une trentaine de villes et intercommunalités à avoir opté pour la gratuité de leurs transports collectifs. Parmi les pionnières en ce domaine, les villes de Colomiers (Haute-Garonne) et Compiègne (Oise) se sont même penchées sur la question dès les années 70. Points communs entre ces différentes collectivités ? Et bien précisément, il n’y en a pas. à part peut-être le fait qu’elles disposent plutôt de réseaux “légers” (bus) et non de modes de transport “lourds” tels que le tramway ou le métro. En réalité, le choix de la gratuité concerne aussi bien des territoires urbains que ruraux, administrés par des élus de tous bords. C’est dire si la question dépasse les clivages politiques et que le choix de la gratuité repose sur bien d’autres critères. Le Sénat au rapport Chargée de plancher sur les enjeux de la gratuité des transports collectifs, une mission sénatoriale menée par Michèle Vullien (Rhône) et Guillaume Gontard (Isère), a présenté son rapport le 26 septembre dernier. “Nous avons cherché à sortir des grandes déclarations de principe, et constaté que les expérimentations battent en brèche beaucoup d’idées reçues”, a déclaré Guillaume Gontard lors de la présentation de ce rapport, soucieux de “dépassionner le débat” sur la question (…)

     

  • Le cahier des reseaux (Jas 240)

    Avec l’extension de la vulnérabilité sous ses diverses formes, les phénomènes de repli sur soi et de technocratisation de la société s’amplifient. Notre modèle de solidarité, qui ne peut reposer seulement sur des droits mais aussi sur la mobilisation de toutes les énergies individuelles et collectives, s’en trouve menacé. Il est donc de plus en plus important de promouvoir toutes les formes de solidarité et de sociabilité, et de renforcer le sentiment d’appartenance à une même collectivité, en mettant en avant les valeurs d’engagement, de responsabilité, de laïcité et de fraternité. C’est pourquoi les organisations membres du Cahier des Réseaux ont décidé d’unir leurs efforts pour mieux faire connaître leurs initiatives prises dans ce sens. Elles se donnent ainsi pour objectif de dépasser les cloisonnements des politiques de solidarité, pour démontrer la possibilité d’une approche globale des problématiques sociétales.

  • Désertification médicale : Quelles nouvelles réponses ? (Jas 240)

    Confronté à une inquiétante pénurie de médecins qui ne cesse de s’aggraver, notre pays sera-t-il en mesure de trouver de nouveaux remèdes à temps ? Tandis que les voyants sont au rouge, collectivités locales et professionnels de la santé tentent d’apporter de nouvelles réponses sur le terrain. Dans le même temps, le gouvernement semble enfin conscient de l’ampleur du problème.

     

  • Migrants la France à la hauteur ? (Jas 240)

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    À la surprise générale, Emmanuel Macron a placé cette rentrée politique sous le thème de la question migratoire. “Nous n’avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face”, a-t-il déclaré devant les députés de la majorité mi-septembre en soulignant qu’il estimait que le droit d’asile était de plus en plus détourné de sa finalité. “Pour pouvoir accueillir tout le monde dignement, on ne doit pas être un pays trop attractif”, complétait-il sur Europe 1. À la clef, un durcissement envisagé de la politique migratoire, notamment en direction des arrivants de pays considérés comme “sûrs” (Albanie, Géorgie…). Parmi les pistes envisagées : la diminution de l’allocation de demandeur d’asile, de nouvelles mesures d’expulsion des étrangers en situation irrégulière, la création de places supplémentaires dans les centres de rétention administrative, le développement de l’aide au retour volontaire, des contrôles plus poussés lors des délivrances des titres de séjour pour un motif familial en France ou encore l’évaluation de l’aide médicale de l’État. Cette dernière assure un accès aux soins pour quelque 318 000 personnes étrangères en situation irrégulière…

     

     

  • Citoyenneté : que faire ? (239)

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    Comme le précise Martial Foucault, l’un des auteurs de l’ouvrage cité ci-dessus: “Bien que le vote populiste s’exprime dans diverses directions, souvent opposées, il a un dénominateur commun: la perte de confiance de nos concitoyens”. Non seulement ceux-ci jugent leurs dirigeants impuissants à maîtriser les grands défis que sont la crise de l’emploi, le désastre écologique, la désertification de certains territoires…, mais ils vivent avec la peur de l’autre, du voisin, du migrant, faute de projets communs, de valeurs partagées. “C’est pourquoi, relève Didier Lesueur, directeur général de l’Odas, la définition de nouvelles formes de sociabilité aptes à redonner de la confiance à toute la population, quel que soit son territoire de vie, devrait être une priorité nationale. Et ce n’est pas facile, car un tel mouvement ne peut émaner des seules autorités publiques ou para-publiques. Il doit nécessairement naître des habitants, à travers leurs initiatives et leur désir de vivre ensemble. Restaurer la confiance c’est donc rappeler le rôle incontournable de la citoyenneté, dont il convient d’expliciter le sens.” (…)

  • 115 ne répond plus (Jas 238)

    3,00

    Alors que Julien Denormandie, secrétaire d’état du ministre de la Ville et du Logement, s’était illustré en déclarant le 30 janvier dernier qu’il estimait qu’il n’y avait pas plus de cinquante SDF à la rue dans Paris, la nuit de la Solidarité, organisée le 17 février dernier, dénombrait 3 622 personnes encore à la rue dans la capitale. Un constat de plus sur l’insuffisance de notre dispositif, déjà dénoncé il y a 15 ans par la Cour des Comptes dans son rapport sur le Samu Social : “Le Samu social de Paris gère une pénurie à laquelle on paraît se résigner”. Un désastre pour les familles Faudrait-il en conclure que la situation stagne au gré des alternances politiques ? Non “elle empire ! ” s’inquiète Jean-Sébastien Daniel, responsable du 115 de Paris. Dans son minuscule bureau qu’il partage avec deux autres personnes, à Ivry-sur-Seine, il ne cache pas son impuissance. “La situation s’est aggravée depuis 10 ans que je suis en poste ici : les délais de réponse s’allongent, le manque de places s’aggrave et l’embolie du système est telle que certaines familles ont dépassé leur dixième année en hôtel”…

     

  • Gabon : le social en construction (237)

    3,00

    INVITE DU MOIS

    Paul Biyoghe-Mba, Président de la Fondation pour la Protection sociale et le Bien-être

    C’est généralement à travers ses difficultés politiques que l’on parle, en France, du Gabon. Or, derrière celles-ci se dessinent des promesses encourageantes pour le renforcement de la solidarité dans ce pays. Deux initiatives ont notamment attiré notre attention : celle de la création par l’état gabonais d’un Samu social, et celle émanant d’une démarche plus personnelle, la création d’une Fondation pour la protection sociale et le bien-être. Et dans les deux cas de figure, un même initiateur, Paul Biyoghe-Mba, qui veut apporter sa contribution à l’amoindrissement des inégalités dans son pays.

  • Désastre écologique : cessons de fuir (237)

    3,00

    Quand le vivant s’effondre

    L’annonce est tombée telle un couperet : un million d’espèces sont aujourd’hui en danger. Cette alerte, publiquement lancée le 6 mai par l’IPBES, plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, est le fruit d’un travail inédit mené par quelque 145 experts issus de 50 pays durant trois années. Trois années à passer au crible plus de 15 000 publications scientifiques et données gouvernementales afin de pouvoir consigner leurs conclusions dans un rapport de 1 800 pages. Pour Robert Watson, président de l’IPBES, le diagnostic est sans appel. Selon lui, la destruction de la biodiversité et des services écosystémiques a atteint des niveaux qui menacent notre survie. Et le plus effrayant de tout cela est la rapidité du mouvement dévastateur. Ainsi, en juin 2015, la revue Science Advances alertait sur le fait que les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1950. Plus récemment, l’édition 2 018 du rapport (…)

     

  • Territoire zéro chômeur : l’expérience a fait ses preuves (236)

    3,00

    Rappelons que c’est un véritable changement de paradigme qu’a provoqué la loi du 29 février 2016 relative à l’expérimentation territoriale, visant à résorber le chômage de longue durée. En effet il s’agit de tester un certain nombre de postulats nouveaux sur l’emploi, comme “personne n’est inemployable, pour peu que l’emploi soit adapté”, “si les emplois manquent, ce n’est pas en revanche le travail qui manque face à un nombre considérable de besoins non satisfaits”, “le coût d’un chômeur est supérieur à celui d’un Smic”, et “il faut donc mobiliser les coûts du chômage pour financer des emplois sur des activités nouvelles”. Le législateur a donc repris à son compte les arguments de Laurent Grandguillaume, président de Territoires zéro chômeur de longue durée (voir l’interview ci-contre), qui a pu lancer son expérience. Son association a pu ainsi s’engager dans dix régions de France, avec la création de dix “Entreprises à but d’emploi” (EBE). La première a ouvert ses portes en janvier 2017 à Mauléon dans les Deux-Sèvres…