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  • Faut-il virer Pôle emploi ? (212)

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    A l’heure où l’évolution des chiffres du chômage constitue l’une des principales préoccupations des Français mais aussi des candidats à la présidence de la République, les regards se tournent naturellement vers Pôle emploi. Mais
    sa complaisance envers l’état attenue sa crédibilité. D’autant que les résultats de l’opérateur public sont mis en cause depuis plusieurs années par de nombreux observateurs.

     

  • L’engagement citoyen : remède à la crise démocratique (211)

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    À la veille des élections présidentielles, on espérait qu’un débat sur l’engagement citoyen se développerait en réponse à la nécessité de retrouver un élan collectif. Or, bien qu’il s’agisse d’une attente profonde de nos concitoyens, cette question n’est abordée que marginalement dans les programmes politiques. C’est d’autant plus regrettable que les acteurs locaux s’investissent de plus en plus dans cette direction. C’est ce que montre l’initiative prise dans le Pas-de-Calais pour co-construire une démarche collective de reconquête des valeurs républicaines, mais aussi l’agglomération de Mulhouse où se poursuivent avec succès les Journées citoyennes.

     

  • Technologies : tous asservis ? (211)

    3,00

    Bases de données de plus en plus performantes, Internet, smartphones, e-services en ligne, outils connectés… Les technologies numériques sont porteuses de nombreux espoirs pour un mieux-être collectif. Mais elles pourraient bien, si l’on n’y prend garde, devenir irrémédiablement destructrices de libertés individuelles et de liens sociaux. Et peut-être même génératrices de risques nouveaux pour l’environnement et pour la sécurité. Le Jas ouvre le dossier, non pas pour alimenter de nouvelles angoisses mais pour éveiller les consciences, car chaque problème a sa solution.

     

  • Handicap et citoyenneté comment rattraper notre retard ? (210)

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    Les pouvoirs publics se sont principalement consacrés ces trente dernières années à répondre aux attentes des personnes en situation de handicap sur le terrain de leurs besoins matériels et des droits qui en découlent, notamment en matière d’accessibilité. Mais la place de ces personnes sur le terrain de l’emploi, de la vie sociale, de la reconnaissance sociale, reste encore très imparfaite, au regard de ce qui peut se passer dans d’autres pays d’Europe. L’indifférence, la stigmatisation continuent d’imprégner trop souvent les regards et les postures. Il faut donc oser dorénavant promouvoir l’idée qu’il n’y aura pas de projet réellement fédérateur dans notre société, sans que la différence soit perçue comme un atout. Et cette question est d’autant plus d’actualité que la vulnérabilité
    croissante de notre société engendre un besoin flagrant d’unité et d’harmonie.
    Peut-on y répondre ? Et comment s’y prendre ? Le JAS ouvre le dossier pour préparer les premières Assises nationales Citoyenneté et Handicap.

     

     

  • L’action sociale sous haute tension (210)

    3,00

    Notre système de solidarité repose sur deux fondements : la Sécurité sociale et l’action sociale. Celle-ci permet de répondre à trois types de situations : le soutien aux familles et aux enfants, le soutien à la perte d’autonomie, et la lutte contre l’exclusion, par voie de prestations complémentaires et de services. Ce qui fait de notre pays l’un des mieux armés pour accompagner les personnes fragilisées. Or cette performance est aujourd’hui menacée par les risques qui pèsent sur le devenir de l’action sociale. Le Jas ouvre le débat.

     

     

  • Accompagner l’autonomie autrement (210)

    3,00

    Parce qu’en 2060, un tiers des Français aura plus de 60 ans et que les plus de 85 ans seront près de 5 millions (contre 1,4 million aujourd’hui), la question du soutien à l’autonomie est plus que jamais d’actualité. Si la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement va dans le bon sens, beaucoup reste à faire  en raison notamment de la nécessité d’adapter les réponses à des  besoins  de plus en plus complexes.
    C’est la raison pour laquelle, l’innovation est au cœur  des préoccupations des acteurs en charge du soutien à la perte d’autonomie. Et leurs initiatives s’avèrent de plus en performantes. C’est le cas notamment du service de jour itinérant de l’association Soins & Santé (Fehap) qui offre une alternative aux seniors qui souhaitent rester à domicile tout en bénéficiant de services de soin à l’extérieur.
    Le foyer d’accueil médicalisé de l’ADMR du Doubs s’appuie sur un projet éducatif pensé pour favoriser l’autonomie des autistes adultes au quotidien.
    La Croix-Rouge française  vient d’offrir à ses établissements la possibilité d’utiliser des bracelets d’autonomie et de géolocalisation pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
    À Marseille, les centres sociaux expérimentent avec succès des “Tables de Quartier”, véritable lieu de mobilisation citoyenne. Au Vigan (Gard), l’association R(d’)Evolution (Reness) gère une ressourcerie où l’éducation à l’environnement est organisée.
    La Ligue de l’enseignement et la Maison Pour tous de Marseille proposent quant à elles une formation à la langue française pour les adultes ayant des difficultés linguistiques.

    Les pratiques présentées dans les pages suivantes en attestent : les associations sont un laboratoire d’idées et leurs contributions indispensables.

     

  • Dynamisme social (209)

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    Plus que jamais, l’éclatement de la famille, le développement de la solitude, la montée des extrémistes, l’inquiétude face au flot croissant des réfugiés ont transformé notre rapport à l’autre et mis à mal les valeurs de fraternité et de vivre-ensemble. Pourtant, cette défiance qui caractérise nos relations humaines trouve son paradoxe au travers d’initiatives de nombreuses associations et individus qui encouragent le maintien et l’accroissement des liens sociaux.

    Ce mois-ci, dans le Cahier des bonnes pratiques, un coup de projecteur est mis sur les actions de ces structures qui soutiennent la cohésion sociale et participent au dynamisme du tissu local : un bus à la rencontre des seniors (ADMR), une colonie de vacances où le vivre ensemble est à l’honneur (La Ligue de l’enseignement), une association qui veut changer le regard sur le handicap (Reness), un club d’entreprises à dimension sociale (FSCF), l’engagement du service civique (Fehap), un dispositif de recherches pour les réfugiés (Croix-Rouge), ou le soutien de douze propositions pour les droits de l’enfant en situation de handicap (Fnadepape).

    Alors que la question du lien social et de son anomie est au cœur de nos sociétés industrialisées, il faut se réjouir de ces initiatives. En participant activement à une redynamisation à la fois individuelle et collective du mieux vivre-ensemble, ces associations et les réseaux qui travaillent à leurs côtés conduisent à un renforcement du lien social et fortifient notre modèle de solidarité.

    Les pratiques présentées dans ces pages en attestent : malgré les coupes budgétaires drastiques auxquelles elles sont confrontées, les associations et les forces vives qui les composent ne manquent pas d’idées créatives et d’actions mobilisatrices pour soutenir et restaurer les valeurs de la République.

     

  • Démagogie, ça suffit ! (209)

    3,00

    Des positions à tout va sur le burkini, en passant par les contre-vérités sur les aides sociales ou encore la question des migrants, la démagogie s’invite sans vergogne sous les feux de la rampe à quelques mois de l’élection présidentielle. L’occasion pour Le Jas de rappeler quelques vérités afin de pouvoir ouvrir un débat constructif et serein.

     

  • République laïque (208)

    3,00

    L’ Observatoire de la laïcité publie son rapport 2015/2016. Son président rappelle qu’“il ne suffit pas de convoquer le principe de laïcité et de dénoncer les discriminations ou la ghettoïsation” pour lutter contre le repli communautaire. S’il demande notamment des “politiques publiques plus vigoureuses”, le soutien aux associations d’insertion et l’égalité réelle dans un État de droit, il se réjouit de la prise de conscience sur la question.
    Dans le travail qu’il revient à chacun de faire pour assurer “l’application ferme et sereine des principes qui fondent la laïcité”, l’observatoire appelle à un traitement médiatique objectif et circonspect. Ce mois-ci, Le Jas, par l’intermédiaire de son Cahier des bonnes pratiques, prend part à cette pédagogie active.
    En écho direct aux recommandations de l’observatoire : une rencontre entre salariés d’un groupe international, réfugiés syriens, irakiens, pakistanais, etc. et plus de trois mille ans de culture ; la réflexion interne d’une fondation attachée aux valeurs évangéliques ; le rappel des fondamentaux du vivre ensemble par un collectif associatif ; la recherche – action déployée avec des professionnels de la prévention socio-éducative. Plus indirectement, la participation à la vie sociale des jeunes de la protection de l’enfance ou des personnes atteintes de troubles Alzheimer.
    C’est donc bien de formation, de réflexion, de diffusion, de mixité sociale, de dialogue et de rencontres qu’il est question dans les pages qui suivent. Pour que chacun prenne place au sein de la République laïque.

     

  • Travail : oui aux réformes ! (208)

    3,00

    Travail : oui aux réformes !

    à l’heure où le monde du travail se trouve totalement bouleversé par la quatrième révolution industrielle, difficile de ne pas s’interroger sur les indispensables réformes dont aurait besoin le secteur de l’emploi. Par-delà les anathèmes et au-delà des clivages partisans, la question du prix à payer pour sauvegarder nos emplois nécessite aujourd’hui de lever le voile sur certaines réalités.

     

  • Calais, la relève citoyenne (207)

    3,00

    On peut penser que les médias parlent beaucoup trop de Calais. C’est pourtant toujours insuffisant pour en faire un symbole du choix de société auquel nous sommes aujourd’hui confrontés. Il s’agit en effet de savoir si nous sommes ou non capables d’accepter positivement la diversification de notre population avec l’accueil de réfugiés précipités dans l’exil par les erreurs de nos dirigeants en Irak, en Syrie et ailleurs.

     

  • Soutien à la parentalité, les outils des CAF (207)

    3,00

    Dans une période marquée par d’importantes évolutions familiales et sociétales, les parents font face à de nouvelles difficultés dans l’éducation de leurs enfants. Et bien que cette dernière reste avant tout du ressort de la sphère privée, les pouvoirs publics ont mis en place une politique de soutien à la parentalité dont l’efficacité repose sur la pédagogie, le respect de chacun et le discernement. Les Caf sont un maillon central de la réponse publique ce qui a conduit Le Jas à se pencher sur un exemple réussi, celui de la Caf de Paris.

     

  • Journée citoyenne : La révolution tranquille (206)

    3,00

    Ils auraient pu être plusieurs centaines mais la salle offerte par le Sénat ne permettait d’en accueillir que 200 pour cette première Rencontre organisée par l’Odas avec les maires et les élus locaux autour de la Journée citoyenne, le 16 mars dernier. Car depuis son lancement en 2008 à Berrwiller, l’initiative de son maire, Fabian Jordan, ne cesse de faire des émules et irrigue progressivement tout le territoire : plus de 500 communes dans 77 départements. Pour ceux qui en douteraient encore, témoignages de ces acteurs pour qui cette journée représente aujourd’hui un moyen aussi simple qu’efficace de faire grandir ensemble notre société.

     

     

  • Le digital, nouvel espace social (206)

    3,00

    La société se numérise. Si l’on n’y prend pas garde, ces nouvelles technologies qui apportent bien sûr leurs lots d’innovations et d’expérimentations peuvent aussi induire le pire. Aussi chacun doit-il pouvoir s’y préparer. Les établissements de la Croix-Rouge française ou les adhérents de la Fehap s’en servent pour apporter de la proximité et améliorer l’accès aux soins. Dans les fédérations ADMR, les tablettes deviennent outil supplémentaire de rééducation, ludique et interactif, pour autonomiser les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. La Fnadepape s’en saisit pour améliorer sa visibilité vers celles et ceux qui en auraient besoin, mieux informer ses adhérents et ouvrir un portail pour témoigner. Les centres sociaux se mobilisent pour réduire la fracture numérique, et adoptent de nouvelles pratiques pour aider les plus fragiles ou les personnes vieillissantes à utiliser ces incontournables outils. Le numérique permet une formidable ouverture sur le monde dans un nouveau rapport aux territoires et aux liens. Ce dont témoigne le Tiers-Lieux numérique et citoyen présenté par la Ligue de l’enseignement d’Indre-et-Loire. L’évolution digitale de la société ouvre la porte à une nouvelle envie de sociabilité, s’utilise pour renforcer la confiance en soi – comme le montre Ishad, une entreprise soutenue par le Reness. Une société en réseaux s’invente, puissante de mutations des modèles éprouvés et riche de nouvelles modalités de lien social.

     

     

  • Bénévolat, comment ? (205)

    3,00

    Véritable serpent de mer, la refondation de l’action sociale et du travail social revient sur le devant de la scène, à échéances régulières. La dernière en date : la conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale en janvier 2013 qui a débouché sur les États généraux du travail social. Menés bon an mal an, ceux-ci ont accouché en octobre dernier d’un plan d’action dont l’avant-propos assigne aux “stratégies de développement social” l’obligation de “définir les modalités d’intervention et de collaboration des divers acteurs d’un territoire”. Les bénévoles y sont désignés à côté des professionnels du travail social. Cette désignation, et les vingt autres occurrences du mot “bénévole” dans le plan, traduit l’importance politique accordée à cette personne de bonne volonté qui participe à la réalisation d’un projet partagé avec d’autres.
    Importance confirmée au sein des réseaux de ce Cahier des bonnes pratiques : le bénévolat est un enjeu fort, travaillé au sein des structures associatives du secteur social et médico-social et de l’économie sociale et solidaire. Confrontée à des évolutions depuis 20 ans – exigence des bénévoles, conditions de recrutement, complexification des règles, accroissement des responsabilités, etc. – chacune s’adapte en élaborant des réponses pratiques. Ici, un kit d’outils, là des formations pour renforcer et valoriser des compétences, ailleurs un travail d’articulation entre salariés et bénévoles, ou une réflexion sur le modèle de gouvernance associative.
    Le nombre de bénévoles est stable selon une étude de l’Insee de janvier 2016, tant mieux. Prenons garde toutefois aux tentations de transformer cette bonne volonté en bénévolat obligatoire ou en travail gratuit.

     

  • Indifférence : brisons le silence (205)

    3,00

    “Le contraire de l’amour n’est pas la haine, c’est l’indifférence.” Ces mots-là, nous les devons à Élie Wiesel. S’ils résonnent aujourd’hui de manière si puissante, c’est que notre société est gangrénée par cette indifférence qui condamne ceux qui la subissent et déshumanisent ceux qui la pratiquent. Qui peut supporter que des enfants à peine âgés de dix ans passent leurs journées à mendier, assis sur les trottoirs de nos villes ? Qui ? Nous tous, malheureusement. La misère est si présente qu’à défaut d’être normale elle est devenue banale. Il est temps de briser le silence.