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  • La loi ASV vieillira-t-elle bien ? (204)

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    Lancée sous la précédente présidence, la loi d’adaptation de la société au vieillissement de la population consacre les départements comme “chef de file” des politiques en faveur des personnes âgées. Incomplète, car principalement centrée sur le maintien à domicile, elle est surtout jugée plus ambitieuse dans ses objectifs que dans son financement. La loi vieillesse semble promise à bien mal vieillir faute de soins complémentaires.

     

  • Départements : Du passé ne faisons pas table rase (204)

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    Envisager l’avenir des départements ne peut se faire sans rappeler que leur principale légitimité réside plus que jamais dans la préservation de la cohésion sociale et du vivre ensemble. C’est ce choix que Le Jas a fait en organisant avec Edenred, la collaboration active de l’Assemblée des départements de France (ADF) et de l’Odas, un colloque national sur l’avenir des départements dont nous restituons l’un des moments forts.

     

  • CIAS : Une chance pour l’action sociale locale ? (205)

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    À l’heure où la loi NOTRe encourage la disparition progressive des centres communaux d’action sociale (CCAS), se pose la question de la pertinence de leurs politiques d’action sociale locale à l’échelon intercommunal. Une démarche que certains ont déjà anticipé avec succès.

     

  • Les yeux ouverts (204)

    3,00

    Quoi de plus enthousiasmant que l’inclusion sociale ? Appartenir à la même grande famille et exercer librement ses droits politiques, économiques, sociaux et culturels au sein de notre société. Un idéal français, européen. Chaque réseau présent dans ce Cahier des bonnes pratiques s’en préoccupe avec conviction et témoigne de son engagement dans son champ d’intervention. Des actions à double sens, qui bénéficient à chacun et ouvrent les uns sur les autres. Participer et travailler. La Croix-Rouge française investie pour l’accès au droit à la santé ; les centres sociaux actifs
    pour le droit à la langue qui détermine le droit à l’emploi, également une préoccupation des acteurs de l’économie sociale et solidaire. Accueillir et intégrer. Le réseau ADMR, auprès des personnes handicapées, la Ligue de l’enseignement, soutien d’une action vers les enfants autistes, la Fehap vers les enfants sourds. Le concept peut  outefois être dangereux, il porte en lui le ferment de l’exclusion. La Fnadepape alerte sur l’inclusion qui aplanit toute différence. Alors agir, mais les yeux ouverts, sans retour à l’étymologie du mot, à l’emprisonnement. Pour ne pas enfermer dans des standards de pensée et d’éducation, l’inclusion oblige à déjouer le piège de l’uniformisation et de la mise à l’écart de celles et ceux par trop différents. Donner sa place et prendre sa place. Pouvoir construire son identité et être reconnu par les autres membres de la communauté. L’inclusion ou le savoir s’adapter.

     

  • Le Made in France aura-t-il un avenir ? (203)

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    La crise de l’emploi que traverse le pays trouve en partie ses racines dans la désindustrialisation. Mais est-il encore possible de produire en France ? Est-ce économiquement viable ? C’est ce que tentent de démontrer de jeunes entrepreneurs en se lançant dans le Made in France. À l’heure où la marque “France” reprend des couleurs, ce pari peut se révéler gagnant… si tout le monde s’y met comme nous le faisons ce mois-ci. Mais rien de durable ne se fera sans une remise en cause du traité sur le commerce mondial (Tafta) qui menace dangereusement les produc tions françaises.

     

    2 – HUMANISER LA PRISE EN CHARGE DU GRAND ÂGE : C’EST POSSIBLE

    En 2060, la France comptera 5 millions de personnes âgées de plus de 85 ans contre 1,4 million aujourd’hui. APA, services à domicile, foyer logement, Établissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (Ehpad)… Comparé à ce qui existe à l’étranger, on pourrait croire notre pays bien loti. C’est en partie faux, car cet arsenal technique (associé à la prolifération des normes et aux conséquences du principe de précaution) a perdu de vu l’objectif principal du soutien à nos ainés : leur permettre de conserver un maximum de vie sociale. Le cas des Ehpad est emblématique des struc tures perçues comme utiles, mais dont le fonctionnement s’est considèrablement déshumanisé malgré les investissements effec tués sur le bâti. Il est pourtant possible d’y avoir une approche humaniste, de cesser de penser et agir pour des personnes de plus en en plus dépendantes, mais avec eux. C’est ce que démontrent les deux exemples que nous vous présentons ici : la résidence mutualiste “Les Nymphéas” et la démarche de soins “Humanitude”.

     

  • Privilégier ceux qui agissent sur ceux qui réagissent (203)

    3,00

    Au moment où l’extension de la vulnérabilité nous montre les limites des réponses de l’État, nous devons refuser, dénoncer et ne plus hésiter à contourner les obstacles à l’épanouissement de la créativité et de l’engagement des acteurs sociaux: militants associatifs, élus locaux, professionnels du social ey les journalistes. Nous en avons rencontré quelques uns pour ouvrir le débat. Car pour permettre la multiplication des initiatives locales, pour qu’elles consolident le vivre ensemble, il est temps de privilégier ceux qui agissent sur ceux qui réagissent.

     

  • Mosaïc : l’intégration contre la radicalisation (202)

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    Partout en France, les attentats de janvier et de novembre 2015 ont suscité un torrent d’émotions et de questions. Contre l’aspiration vers le radicalisme, mais aussi et bien plus  largement contre la haine, la peur et le repli sur soi, que peut-on faire ? Le JAS est allé à la rencontre de personnes qui, à Limoges, dans le cadre de leur engagement associatif ou de leur responsabilité éducative, travaillent au quotidien avec des enfants et des jeunes de milieux sociaux divers et d’origines culturelles multiples. Pour tenter de comprendre : que doit-on “prévenir” et de quelle façon ?
    “La prévention, c’est l’éducation et la culture.” Cette réponse déterminée et sans ambiguïté, c’est celle de Fatiha Zemani, présidente-fondatrice de l’association Mosaïc Limousin.

     

     

  • Rempart (202)

    3,00

    Contre la haine, l’éducation”, une revendication entendue après les ignobles attentats perpétrés contre nous mi-novembre par des fous fanatiques. Ce slogan résonne dans ce Cahier des bonnes pratiques, dont nous avions décidé – bien avant ce sinistre mois – qu’il serait consacré à l’éducation, la formation, l’apprentissage et la culture. Les bonnes pratiques présentées ici montrent combien nos réseaux associatifs s’attachent de façon ferme et sans faille à promouvoir l’éducation – au sens large – en se mettant à la portée de leurs publics. L’éducation, c’est la maîtrise des outils en usage, des plus classiques – la langue écrite et orale – aux plus novateurs – le numérique et ses applications. L’éducation, ce sont des supports adaptés à ceux qui les pratiquent : le jeu, le tableau noir ou la feuille de papier, la caméra, l’écran ou le téléphone, la cuisinière à gaz ou les transports, le musée ou le marché. L’éducation, c’est le partage et la coopération entre professionnels, le passage de savoirs et de savoir-faire entre
    apprenant et sachant, entre apprenants. L’éducation, c’est la transmission des expériences et des pratiques entre personnes d’une même génération, ou intergénérationnelle. L’éducation, ce sont les clés de la citoyenneté, du pouvoir d’agir et de la dynamique des acteurs de la société de demain. L’éducation, c’est l’intelligence du vivre ensemble, chacun différent et extraordinaire à sa place dans la société aux côtés de l’autre.
    L’éducation ? Un rempart contre la haine et la bêtise.

     

  • Au chevet de la médecine (201)

    3,00

    Départs en retraite massifs, désertification médicale, généralisation du tiers payant… à l’heure où le Parlement discute du nouveau projet de loi sur la santé, les médecins généralistes tirent la sonnette d’alarme : si l’on n’y prend garde, notre système actuel de santé pourrait tomber gravement malade. Un débat qui mérite d’être largement ouvert tant les données sont complexes. Explications.

  • Accueil des migrants : le vrai visage de la France (200)

    3,00

    Interprétant des sondages dont les questions peuvent induire des choix confus(1), on donne de nos concitoyens une image négative. Or, les enquêtes de terrain peuvent aussi démontrer le contraire. La fraternité n’est pas une idée creuse, elle continue de vivre intensément dans nos villes et villages comme en témoignent de récents exemples.

     

  • « Un maillon de la chaine » (200)

    3,00

    Au siècle dernier, Marcel Mouloudji chantait “tu n’es qu’un maillon de la chaine”. C’est encore et toujours d’actualité. L’interdépendance des uns et des autres, au niveau d’une famille, d’un quartier, d’une ville, d’un pays ou du monde, est revenue à la une, comme un boomerang, avec les femmes, les hommes et les enfants qui fuient leur pays et arrivent en Europe. Les associations du réseau du JAS ont voulu mettre en perspective leurs engagements et leurs actions, et ont sélectionné des pratiques remarquables sur le thème de l’étranger, du migrant, de l’exclu, de l’isolé… Le Cahier des bonnes pratiques rappelle ainsi l’implication des réseaux sur ce terrain depuis des années, et montre que ceux-ci innovent sans cesse pour être à la hauteur de leur mission. Ici, une pédagogie dynamique et inclusive auprès de lycéens sert l’enseignement des apports des migrations dans la société française ; ou aide des adultes migrants à construire leur autonomie sociale. Là, un réseau de bénévoles se développe pour apporter une présence supplémentaire ou des services complémentaires à des missions institutionnelles. Ailleurs, face à l’urgence, sonne le rappel de la mobilisation, de la solidarité et de l’accueil inconditionnel des plus vulnérables ; ou encore l’impératif de mixité sociale dans les villes pour que des personnes de culture, de situation et d’origine différentes vivent harmonieusement ensemble. Toutes ces pratiques ont en commun la farouche volonté de ceux qui les inventent de mailler les êtres humains ensemble. Ça nous rappelle une chanson…

     

  • Maire anti-système : L’épreuve du réel (199)

    3,00

    La surprise fut grande au soir des élections municipales de l’année dernière, en découvrant que la ville de Grenoble avait mis fin à l’hégémonie des partis traditionnels pour se doter d’un maire “anti-système” issu du rang des écologistes : éric Piolle. Grenoble, ville souvent considérée comme pionnière, se voulait à nouveau terre d’innovation dans le prolongement de l’héritage laissé par Dubedout, inventeur du développement social. C’est pourquoi nombre d’observateurs s’intéressent à cette ville qui, 18 mois après le renouvellement de son conseil municipal, peut présenter un premier bilan. Le JAS ne pouvait s’abstraire de s’y plonger à son tour pour vérifier l’impact des intentions sur la réalité des faits.

  • RENTRÉE SCOLAIRE : La Sécu, c’est quoi? (198)

    3,00

    Un module d’information sur la Sécurité sociale, la MSA et les droits sociaux diffusé dans l’enseignement agricole dès la rentrée: une drôle d’idée? Non, mais une volonté commune de la MSA et des fédérations nationales de l’enseignement agricole de donner aux jeunes, avec l’engagement des enseignants, les clés pour comprendre les valeurs et les principes de notre système de protection sociale.

     

  • Enfants placés, avec quelles racines grandir ? (198)

    3,00

    Les 8emes Assises nationales de la protection de l’enfance se sont déroulées les 15 et 16 juin, à Rennes. Deux journées riche en échanges, en débats, en partage d’expérience mais aussi en émotions. Parmi toutes les thématiques abordées au cours des tables rondes et ateliers, la question du placement des enfants n’a pas été oubliée. Et avant de revenir de manière plus complète sur ces Assises dans notre prochain numéro, nous vous proposons dès à présent ce dossier sur ces enfants élevés par d’autres que leurs parents biologiques. Que conservent-ils de leur milieu familial d’origine ?
    Comment grandissent-ils avec ces racines multiples ? Jeunes et moins jeunes “passés par là” nous racontent.

     

  • MICRO-CRÉDIT : Faut-il y croire ? (197)

    3,00

    Depuis 1989, l’Adie est le grand opérateur qui permet à des personnes n’ayant pas accès au système bancaire classique de décrocher un micro-crédit et de créer leur propre emploi. Après 26 ans sur ce secteur, son activité s’avère loin d’être rentable et reste très subventionnée. Certes, l’Adie ne fait pas que du micro-crédit stricto sensu : elle accompagne aussi les créateurs. En outre, l’Inspection du travail a démontré que l’aide publique dans ce type de structure était un bon investissement par rapport à d’autres (1). Il reste que deux questions se posent : existe-t-il des alternatives à l’Adie ? L’auto-entreprenariat est-il une voie pleinement satisfaisante ? Enquête.

     

     

  • Soutien à l’autonomie (196)

    3,00

    La 11e édition des Rencontres sociales, organisée le 21 novembre dernier à Paris sur le thème “Soutien à l’autonomie : bilan et perspectives”, revêtait un caractère particulier. Elle se tenait à l’aube d’une réforme sur l’adaptation de la société au vieillissement attendue par tous et dans un contexte institutionnel instable avec en toile de fond une réforme territoriale en point d’interrogation. C’est pourquoi, nous souhaitons diffuser largement les travaux de cette rencontre pour permettre au plus grand nombre d’appréhender tous les aspects de cette question décisive pour l’avenir du vivre-ensemble qu’est le soutien à l’autonomie.