IA : des pronostics contrastés sur l’emploi

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Les inquiétudes autour de l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi se cristallisent autour de l’expression « jobs apocalypse », mais l’analyse reste plus nuancée que cette image cataclysmique ne le laisse penser. Certes, plusieurs études et scénarios prospectifs alimentent la crainte d’un effondrement du marché du travail avec la suppression de millions de postes en raison de l’automatisation des tâches d’exécution mais aussi de conception, dans de nombreux secteurs industriels et tertiaires.

Ainsi en octobre, le géant Amazon a annoncé 14 000 suppressions de postes, non pas dans ses entrepôts d’e-commerce, mais parmi ses 350 000 cadres. Cependant, d’autres prévisions économiques sont plus optimistes : seule une petite fraction des emplois pourrait être entièrement automatisée, tandis qu’une part importante des tâches serait plutôt transformée. C’est pourquoi de nombreux spécialistes et acteurs du monde du travail insistent sur la nécessité d’anticiper et d’accompagner cette transition.

Plutôt que de céder à des scénarios catastrophes, il s’agit de repenser les formations et la manière dont l’IA peut être intégrée dans les chaînes de production et les services, et ne pas oublier que l’IA peut aussi contribuer à réduire la durée du travail. C’est ce que suggère par exemple le PDG de JP Morgan Jamie Dimon qui propose l’émergence progressive d’une semaine de 3,5 jours de travail au bénéfice de la vie sociale, culturelle et
familiale.