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  • Samu social international 20 ans de lutte au service de la fraternité (Jas 242)

    Le samu social international a fêté récemment ses vingt ans. Des premiers samu sociaux créés au Maghreb aux dix-sept existant aujourd’hui à travers le monde (Afrique, Amérique latine, Europe), que de chemin accompli sous l’impulsion de l’infatigable Xavier Emmanuelli son fondateur. Né à Paris le 23 août 1938, médecin de profession, il oriente son activité vers le soutien à la grande précarité, comme par exemple dans la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis de 1987 à 1993. Et pour les mêmes raisons, il participe à la création de Médecins sans frontières en 1971, et plus tard en 1993, du samu social de la ville de Paris. Il occupe par ailleurs des fonctions politiques, comme secrétaire d’État auprès du Premier ministre Alain Juppé de 1995 à 1997, en étant chargé de l’action humanitaire d’urgence. Et il préside le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées de 1997 à 2015. Dans chacune de ses fonctions, il exprime une forte exigence qui le conduit à démissionner du samu social de la ville de Paris en juillet 2011, à la suite de l’annonce d’une réduction drastique des moyens alloués à l’hébergement d’urgence. C’est alors qu’il s’oriente vers la création du samu social international afin de mettre son expérience au profit d’autres pays. Un réseau qui a su développer une aide considérable aux publics les plus diversifiés : enfants, familles, personnes âgées, jeunes… dans des territoires très différents. Pour appréhender de façon plus globale et plus qualitative les activités du samu social international, nous avons demandé à Marie Chuberre, sa directrice actuelle, de nous en expliquer les missions.

  • Innovation locale : Les “Musts” de 2019 (Jas 242)

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    Des villes aux campagnes, en passant par les quartiers dits “sensibles ”, ils sont nombreux ces petits colibris qui apportent quotidiennement leur pierre à l’édifice, œuvrant en toute discrétion pour réparer les fractures sociales. Depuis bientôt 13 ans, l’Agence des pratiques et initiatives locales (Apriles) mise en place par l’Odas, recense et expertise les démarches innovantes qui, sur le terrain, portent les valeurs du développement social local. Autant d’actions qui peuvent être aujourd’hui découvertes sur le site Internet de l’agence(1). Et parce que Le Jas porte, lui aussi, dans son ADN les valeurs de l’innovation au service du lien social, nous avons choisi de nous faire ici l’écho des démarches qui nous semblent les plus originales et les plus inspirantes. Autonomie : la part belle à l’inNOVATION Et si l’on profitait des savoirs des anciens pour mettre en valeur les richesses du patrimoine local tout en répondant au désir d’apprendre des plus jeunes ? Tel est le pari remporté par l’opération “Oreilles en balade”(2) à Prévinquières, petit village de 300 âmes blotti au creux de la vallée de l’Aveyron. Un projet initialement né de la conviction d’une ancienne documentariste à France Culture (…)

     

  • Les maires peuvent nous protéger du populisme (241)

    Chacun prend la mesure quotidiennement de la fragilité de notre cohésion nationale, avec des fractures qui s’aggravent, des discours qui se durcissent, des solidarités qui se délitent. Le désordre est donc considérable, et les obstacles pourraient paraître infranchissables, sauf à considérer que le découragement n’est plus de mise lorsqu’il s’agit de l’essentiel: rétablir une ambition collective apte à revitaliser liens sociaux et repères collectifs (…)

     

  • Coup de pouce aux aidants (241)

    Emilie a deux vies à “1 000 kilomètres l’une de l’autre”, soupire-t-elle. Depuis trois ans, cette cadre dans la communication âgée de 40 ans, fait l’aller-retour entre Paris et Perpignan tous les 15 jours. Elle part s’occuper de son père victime d’un accident de vélo qui l’a rendu tétraplégique. “Ça a été d’une violence absolue, raconte Émilie(1). Il était dynamique, faisait du sport, la cuisine et maintenant il ne peut plus rien faire. Il n’a plus que ses deux filles et sa maison”. Émilie doit gérer les documents administratifs, les rendez-vous médicaux, l’entretien de la maison, les courses, la banque, les aides à domicile qui se succèdent au chevet de son père… Son patron conciliant lui permet de télétravailler. “Je ne suis pas moins performante, mais je m’épuise pour que mon travail ne s’en ressente pas. D’un côté comme de l’autre, j’ai l’impression de ne jamais en faire assez” (…)

  • Transports publics : En route vers la gratuité ? (241)

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    D’Issoudun à Chantilly en passant par Aubagne et, plus récemment, la Communauté d’agglomération de Niort et la Communauté urbaine de Dunkerque, elles sont aujourd’hui une trentaine de villes et intercommunalités à avoir opté pour la gratuité de leurs transports collectifs. Parmi les pionnières en ce domaine, les villes de Colomiers (Haute-Garonne) et Compiègne (Oise) se sont même penchées sur la question dès les années 70. Points communs entre ces différentes collectivités ? Et bien précisément, il n’y en a pas. à part peut-être le fait qu’elles disposent plutôt de réseaux “légers” (bus) et non de modes de transport “lourds” tels que le tramway ou le métro. En réalité, le choix de la gratuité concerne aussi bien des territoires urbains que ruraux, administrés par des élus de tous bords. C’est dire si la question dépasse les clivages politiques et que le choix de la gratuité repose sur bien d’autres critères. Le Sénat au rapport Chargée de plancher sur les enjeux de la gratuité des transports collectifs, une mission sénatoriale menée par Michèle Vullien (Rhône) et Guillaume Gontard (Isère), a présenté son rapport le 26 septembre dernier. “Nous avons cherché à sortir des grandes déclarations de principe, et constaté que les expérimentations battent en brèche beaucoup d’idées reçues”, a déclaré Guillaume Gontard lors de la présentation de ce rapport, soucieux de “dépassionner le débat” sur la question (…)

     

  • Le cahier des reseaux (Jas 240)

    Avec l’extension de la vulnérabilité sous ses diverses formes, les phénomènes de repli sur soi et de technocratisation de la société s’amplifient. Notre modèle de solidarité, qui ne peut reposer seulement sur des droits mais aussi sur la mobilisation de toutes les énergies individuelles et collectives, s’en trouve menacé. Il est donc de plus en plus important de promouvoir toutes les formes de solidarité et de sociabilité, et de renforcer le sentiment d’appartenance à une même collectivité, en mettant en avant les valeurs d’engagement, de responsabilité, de laïcité et de fraternité. C’est pourquoi les organisations membres du Cahier des Réseaux ont décidé d’unir leurs efforts pour mieux faire connaître leurs initiatives prises dans ce sens. Elles se donnent ainsi pour objectif de dépasser les cloisonnements des politiques de solidarité, pour démontrer la possibilité d’une approche globale des problématiques sociétales.

  • Désertification médicale : Quelles nouvelles réponses ? (Jas 240)

    Confronté à une inquiétante pénurie de médecins qui ne cesse de s’aggraver, notre pays sera-t-il en mesure de trouver de nouveaux remèdes à temps ? Tandis que les voyants sont au rouge, collectivités locales et professionnels de la santé tentent d’apporter de nouvelles réponses sur le terrain. Dans le même temps, le gouvernement semble enfin conscient de l’ampleur du problème.

     

  • Migrants la France à la hauteur ? (Jas 240)

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    À la surprise générale, Emmanuel Macron a placé cette rentrée politique sous le thème de la question migratoire. “Nous n’avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face”, a-t-il déclaré devant les députés de la majorité mi-septembre en soulignant qu’il estimait que le droit d’asile était de plus en plus détourné de sa finalité. “Pour pouvoir accueillir tout le monde dignement, on ne doit pas être un pays trop attractif”, complétait-il sur Europe 1. À la clef, un durcissement envisagé de la politique migratoire, notamment en direction des arrivants de pays considérés comme “sûrs” (Albanie, Géorgie…). Parmi les pistes envisagées : la diminution de l’allocation de demandeur d’asile, de nouvelles mesures d’expulsion des étrangers en situation irrégulière, la création de places supplémentaires dans les centres de rétention administrative, le développement de l’aide au retour volontaire, des contrôles plus poussés lors des délivrances des titres de séjour pour un motif familial en France ou encore l’évaluation de l’aide médicale de l’État. Cette dernière assure un accès aux soins pour quelque 318 000 personnes étrangères en situation irrégulière…