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  • Fonction publique : Réformer pour innover (236)

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    Assouplir les règles de recrutement Le projet de réforme peut paraître utile lorsqu’il cherche à “diversifier les viviers de recrutements”. En effet, la fonction publique pourra embaucher davantage de contractuels, qui n’ont pas le statut de fonctionnaires et qui représentent déjà environ 20 % des effectifs (900 000 CDD sur 5,5 millions d’agents publics). Et plus précisément encore, pour “s’adjoindre de nouvelles compétences issues du privé commercial et associatif”, ces nouveaux contractuels auront notamment accès aux emplois de direction de l’état, des collectivités territoriales et des établissements de la fonction publique hospitalière. Par ailleurs, en ce qui concerne les postes à haute responsabilité, qui jusqu’à présent étaient majoritairement réservés aux énarques, sur le modèle du secteur privé, un nouveau type de contrat à durée déterminée est créé : le “contrat de projet” pour des missions spécifiques. Il est valable pour une durée qui peut aller d’un an à six ans. Enfin, le projet prévoit également des mesures pour renforcer la mobilité au sein de l’administration, avec même la possibilité d’un détachement d’office c’est-à-dire autoritaire. Ces diverses propositions mériteraient donc d’être analysées avec bienveillance, car la diversification des profils des cadres de l’administration ne peut qu’impacter favorablement la capacité d’innovation des collectivités publiques…

  • Une formation hybride contre la radicalisation (JAS 235)

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    La radicalisation religieuse, et tout particulièrement ces dernières années la radicalisation islamiste, est un phénomène que les pouvoirs publics peinent à appréhender. Une radicalisation qui, dans le moins mauvais des cas, est le terreau du communautarisme et, dans le pire des cas, la racine des attentats qui secouent régulièrement le monde et la France en particulier ces dernières années. “Comment mobiliser dans notre société les anticorps qui permettent de réagir ? questionne Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation. Nous devons abandonner l’espoir irréaliste d’une déradicalisation, au sens de la déprogrammation ou de la reprogrammation, d’un être humain. Cela ne fonctionne pas”. Puisqu’intervenir après le basculement dans une idéologie mortifère est, en effet, complexe, il faut, selon l’expression, “prendre le mal à la racine”. C’est l’approche qu’a initiée avec discrétion et humilité, la Faculté libre d’études politiques et en économie solidaire, Flepes-Initiatives, en partenariat avec la Faculté de théologie protestante (FTP) de l’Université de Strasbourg et l’association strasbourgeoise SOS Aides aux Habitants (voir encadré)…

  • Désarroi des Français : le travail social à la rescousse (JAS 235)

    3,00

    Dans un article publié dans Ouest-France le 12 mars 2019, Pierre Méhaignerie, maire de Vitré, rappelle que : “Après le pain et l’eau, le plus grand besoin de la personne c’est le besoin de considération. Ce sentiment de n’être rien aux yeux des élites, ces impressions de dévalorisation, constituent les éléments dominants dans la crise des Gilets jaunes”. Et Pierre Méhaignerie n’est pas le seul à le penser. Au-delà d’une demande de plus grande justice fiscale et sociale, le mouvement des gilets jaunes exprime un fort besoin de reconnaissance et de dignité, de la part de salariés modestes et de retraités à faibles revenus ayant en commun le sentiment de ne plus être entendus par les pouvoirs publics. Des constats partagés Et il est vrai que le mouvement des Gilets jaunes s’appuie sur des faits objectifs. Pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, le pouvoir d’achat a stagné sur une longue période de dix ans. Tandis que pour les Français vivant dans le monde rural et en périphérie des grandes villes, le sentiment d’abandon s’alimente dans l’absence ou le déclin des commerces et des services publics de proximité…

  • Prostitution : une loi dans la tourmente (Jas 234)

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    Il y avait foule pour entrer au Conseil constitutionnel le 22 janvier dernier. L’instance devait trancher une question pour le moins épineuse : faut-il censurer la loi du 13 avril 2016 qui punit les clients des prostituées ? Question épineuse, car sous la noble intention d’aider et protéger les travailleur(se)s du sexe, observateurs, médecins, politiques et associations aboutissent à des préconisations bien différentes.

    Quelle est la loi ?

    Cette nouvelle législation a entériné la pénalisation des clients avec une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros, voire 3 750 euros en cas de récidive. Avant la loi, c’était les travailleuses du sexe (car il s’agit très majoritairement de femmes) qui étaient passibles de poursuites pour racolage. La loi a aussi initié le principe d’un accompagnement social des travailleuses du sexe dont un dispositif de parcours de sortie de la prostitution, entré en vigueur fin octobre 2016. Une loi que plébiscitent les Français selon un sondage Ipsos de janvier réalisé pour CAP-international (coalition pour l’abolition de la prostitution regroupant 28 associations dans 22 pays). L’enquête montre que 78 % des personnes interrogées estiment que c’est une bonne loi, 78% que la prostitution est une violence (80 % chez les femmes)….

     

     

  • Démographie en berne Roulez vieillesse ! (Jas 234)

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    “La France vieillit, et c’est tant mieux”, écrivions-nous il y a quelques années dans un dossier consacré aux personnes âgées. En effet, parmi les 66 993 000 habitants que compte notre pays depuis le 1er janvier 2019, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)(1) les plus de 65 ans représentent désormais une personne sur cinq, alors qu’ils ne constituaient que 12,8 % de la population française en 1985. Pour leur part, les plus de 75 ans représentent près d’un habitant sur dix (9,3 %), proportion qui devrait atteindre 15 % de la population à l’horizon 2045. Cette évolution démographique s’explique notamment par une durée de vie des seniors qui a fortement progressé. Leur espérance de vie moyenne est aujourd’hui de 85,3 ans pour les femmes et de 79,4 ans pour les hommes. Au cours des 60 dernières années, les hommes comme les femmes ont gagné en moyenne 14 ans d’espérance de vie. Celle des Françaises en particulier figure parmi l’une des plus élevées de l’Union européenne ! Côté perspectives économique, le vieillissement de la population française semble pour le moins réjouir le milieu des entreprises de vente de biens et de prestations de services. Ces dernières voient en cette France grisonnante l’opportunité de développer de nouveaux marchés grâce à ce qu’il convient désormais d’appeler la Silver économie. Même BPI France, groupe d’investissement financé par l’état et la Caisse des Dépôts en matière de développement économique des territoires, n’hésite désormais plus à rappeler que 54 % des dépenses réalisées par les particuliers sont aujourd’hui effectuées par nos séniors…

     

     

  • Crise démocratique : la démonstration par les chiffres (233)

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    En ce début d’année 2019, les médias ont les yeux braqués sur tous les signes d’humeur des Français. Au-delà des images-chocs que l’on nous montre sur les écrans – violences, soulèvements, blocus…- les instituts de sondages essaient d’objectiver cette question en pénétrant chez tous les Français, même ceux qui ne manifestent pas. Et les constats sont extrêmement inquiétants, car l’on voit que le découragement et la défiance n’ont jamais été si forts.

     

  • Collision sociale : Peut-on l’éviter ? (233)

    3,00

    Depuis maintenant près de trois mois, des dizaines de milliers de Français manifestent un peu partout en France, sans que l’on sache très bien quelles en seront les conséquences. En revanche, ce qui est certain c’est que ce mouvement s’inscrit dans une alarmante crise de confiance envers toutes les institutions, et au-delà envers notre modèle démocratique, qui est mise en évidence par les enquêtes les plus récentes. Nous sommes bien confrontés à un tsunami démocratique sans précédent, qui a contraint le président de la République à lancer un vaste débat national. Le Journal des acteurs sociaux a voulu apporter son analyse et sa contribution, en rappelant les données les plus importants de la crise (voir Décryptage, pages 42-43).

     

  • Ecole la révolution douce (232)

    3,00

    De tout temps, l’école républicaine a eu le souci de développer le sens civique et l’esprit critique des enfants. Mais cette aspiration est aujourd’hui confrontée à de dures réalités issues de la détérioration du contexte économique et social, sans omettre de mentionner l’évolution de la structure familiale. Les enseignants ne peuvent plus faire face seuls à la désocialisation des enfants, à la précarisation de certaines familles, à la perte des repères collectifs et sociaux. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, on s’efforce de compléter l’enseignement d’activités éducatives aptes à transmettre les valeurs du bien commun. Mais si l’on veut aller encore plus loin pour faire de l’école un véritable laboratoire de l’engagement civique et du vivre ensemble, encore faut-il savoir en faire un espace de plus en plus ouvert sur son environnement.

  • Pas de République sans les maires ! (231)

    3,00

    Lors du congrès national de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), le 23 septembre dernier, s’est exprimé comme jamais un grand malaise sur les réformes engagées en direction des élus locaux. Tous les attributs de la fonction de maire semblent remis en question. Ceux-ci n’ont plus le choix de leurs territoires d’action, puisqu’on leur impose à travers la loi NOTRe des intercommunalités autoritaires, bâties sur des critères économiques fort éloignés de la réalité humaine. Ils n’ont plus d’autonomie fiscale. Et la suppression de la taxe d’habitation s’avère lourde de conséquences sur le maintien d’un rapport étroit entre les habitants et les élus locaux. Ils n’ont plus le choix de leurs projets, puisqu’on les contraint à rester dans des enveloppes financières décidées par l’êtat. La gravité de la situation a donc conduit Le Jas à aller sur le terrain, rencontrer des maires de l’Allier, un maire des Bouches-du-Rhône et le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Dans ces trois cas, on entrevoit la même crainte : celle de l’affaiblissement de la République, car ce sont bien les maires qui expriment concrètement et quotidiennement la conception la plus noble de la politique.

     

  • PAS DE RÉPUBLIQUE SANS LES MAIRES! (231)

    3,00

    Lors du congrès national de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), le 23 septembre dernier, s’est exprimé comme jamais un grand malaise sur les réformes engagées en direction des élus locaux. Tous les attributs de la fonction de maire semblent remis en question. Ceux-ci n’ont plus le choix de leurs territoires d’action, puisqu’on leur impose à travers la loi NOTRe des intercommunalités autoritaires, bâties sur des critères économiques fort éloignés de la réalité humaine. Ils n’ont plus d’autonomie fiscale. Et la suppression de la taxe d’habitation s’avère lourde de conséquences sur le maintien d’un rapport étroit entre les habitants et les élus locaux. Ils n’ont plus le choix de leurs projets, puisqu’on les contraint à rester dans des enveloppes financières décidées par l’Êtat. La gravité de la situation a donc conduit Le Jas à aller sur le terrain, rencontrer des maires de l’Allier, un maire des Bouches-du-Rhône et le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Dans ces trois cas, on entrevoit la même crainte : celle de l’affaiblissement de la République, car ce sont bien les maires qui expriment concrètement et quotidiennement la conception la plus noble de la politique.

     

  • BONNE PRATIQUE 230

    3,00

    Adages : de l’utopie à la réalité

    PAR ISADORA SANCHEZ

    On sait que la réforme sociale et médicosociale a tendance, ces dernières années, à trop normer au détriment du sens. Fort heureusement, des espaces de résistance se multiplient pour humaniser le plus possible l’accompagnement social. C’est ainsi que l’utopie a pris forme à Montpellier au foyer d’accueil médicalisé les Fontaines-d’Ô.

    Créé en 2002 au sein de l’Adages (voir encadré), le foyer d’accueil médicalisé (FAM) les Fontaines-d’Ô est un établissement spécialisé dans l’accueil et l’accompagnement de personnes de 20 à 60 ans ayant été victimes d’un traumatisme crânoencéphalique ou de lésions cérébrales acquises. Il dispose de 38 places en hébergement permanent, 3 places en hébergement temporaire de 90 jours par an (places transitoires avant un hébergement permanent qui permettent une évaluation des séquelles, de l’autonomie, un suivi de préconisations) et enfin de 6 places en accueil de jour. L’équipe dirigeante et son personnel concourent à la recherche effective de la plus grande autonomie possible de leurs publics par le biais d’une prise en charge médico-psychologique, paramédicale et éducative très personnalisée. Concrètement, cette prise en charge s’articule entre des moments de soins d’hygiène, médicaux, paramédicaux et psychologiques et des temps d’activités artistiques, sportives et de loisirs. Des outils sont mis en place au cas par cas pour participer à la rééducation, mais aussi – pour ceux qui le souhaitent et le peuvent – à reprendre une vie professionnelle et sociale normale (…)

     

     

  • DOSSIER 230

    3,00

    Radicalisation comprendre pour agir

    PAR OLIVIER VAN CAEMERBÈKE

    Des comportements défiant la laïcité laissent craindre une radicalisation à caractère islamiste de la part des jeunes, et parfois très jeunes, Français. Une réalité qu’il faut regarder en face sans pour autant verser dans une lecture qui prêterait le flanc aux amalgames caricaturaux et stigmatisants. D’autant que les motivations de jeunes en voie de radicalisation répondent à des contextes et des logiques diverses. Cela nécessite donc un panel de réponses qui vont de la fermeté la plus stricte sur nos valeurs républicaines jusqu’à l’accompagnement social, certains de ces jeunes apparaissant d’abord “en danger” avant d’être “dangereux.”

    Ce 9 octobre, Europe 1 révélait le contenu d’une note “ultraconfidentielle” des services de renseignement des cas de “communautarisme musulman” dans les établissements scolaires. Le document évoque des enfants qui refusent de dessiner des représentations humaines, qui se bouchent les oreilles lorsque de la musique est diffusée en classe, des garçons qui refusent de donner la main aux petites filles ou d’autres qui refusent d’aller à la piscine de peur de “boire la tasse” et de casser leur jeûne. Deux jours plus tard, c’était le ministère de l’Éducation nationale qui annonçait le chiffre d’un millier de cas d’atteintes à la laïcité signalés entre avril et juin derniers dans les établissements scolaires. Pointés par le ministère : des ports de signes et tenues à caractère religieux, des contestations d’enseignement ou encore du prosélytisme religieux. Là aussi, la nature des faits et leurs gravités sont hétérogènes. Ainsi 600 cas n’ont pas nécessité l’intervention des coordonnateurs des équipes “laïcité et fait religieux (…)

     

     

  • La parentalité défiée par les écrans (229)

    3,00

    Smartphones, tablettes, ordinateur, console de jeux, terminaux… les écrans sont partout, chez nous, sur nous, dans les commerces, les services publics, les écoles… Trop présents pour beaucoup de parents qui s’inquiètent, sans souvent savoir comment agir, de ce qu’il est désormais convenu d’appeler ”la surexposition aux écrans“.

    C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron : l’interdiction du portable dans les collèges et certains lycées. Entrée en vigueur lors de cette rentrée, bien qu’elle ne fasse souvent qu’entériner les réglements intérieurs et le Code de l’éducation, cette mesure n’en reste pas moins symptomatique d’un regard de plus en plus critique sur l’usage des écrans. “C’est en effet, aujourd’hui le premier sujet de préoccupation des parents d’enfants de 6 à 12 ans, devant le suivi des devoirs à la maison”, nous confirme Olivier Gérard, responsable des médias et usages numériques de l’Union nationale des associations familiales (Unaf). Un constat que l’organisation tire d’une vaste enquête menée auprès de 22 735 parents dans 60 départements (…)

     

     

  • Pauvreté Où va-t-on ? (229)

    3,00

    Attendu de pied ferme par tous les acteurs sociaux, le nouveau plan de lutte contre la pauvreté, présenté par le Président de la République le 13 septembre dernier, est-il à la hauteur des enjeux ? Car en ce domaine, la situation est devenue de plus en plus préoccupante, quand on sait que la pauvreté concerne aujourd’hui près de 9 millions de personnes en France.

    Près de 9 millions. C’est aujourd’hui le nombre de personnes que l’on estime directement touchées par la pauvreté en France. Parmi elles, 3 millions d’individus se trouvent en situation dite d’extrême pauvreté. Si cette réalité n’est pas nouvelle(1), elle ne cesse de s’aggraver depuis plusieurs années. Et ce en dépit de nombreux plans de lutte successifs pour tenter d’éradiquer ce fléau : instauration du revenu minimum d’insertion (RMI) en 1988, loi relative à la lutte contre les exclusions en 1998, loi généralisant le Revenu de solidarité active (RSA) en 2008 ou encore, plus récemment, plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale de 2013 (…)

     

     

  • Maison Harmonia : un “chez soi” inclusif pour adultes autistes (228)

    3,00

    Conçue et gérée par la Société Philanthropique, la Maison Harmonia, est une innovation sociale destinée aux jeunes adultes autistes ou présentant une déficience intellectuelle. Une offre nouvelle qui se place à mi-chemin entre le domicile et le foyer spécialisé.

     

  • EHPAD : recherche personnel désespérément (228)

    3,00

    Qu’elles soient privées, publiques ou associatives, nos maisons de retraite sont depuis quelques années confrontées à une inquiétante pénurie de personnel. Pourquoi ce phénomène ? Comment les établissements y font-ils face ? Quelles perspectives d’avenir espérer au regard des nouvelles propositions du gouvernement ?