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  • L’apprentissage et la culture, vecteurs de solidarité (215)

    3,00

    A quelques semaines d’importantes échéances électorales, l’absence de débats et de projets de société autour du vivre ensemble conforte l’idée que la construction de notre avenir commun n’est possible qu’en mobilisant les forces citoyennes et associatives de notre pays. Et plus particulièrement au travers du sport et de la culture, deux vecteurs de partage et de solidarité. Un carrefour où chacun expérimente, apprend, forme et invente.
    Au menu des bonnes pratiques ce mois-ci, nous apportons un éclairage particulier au centre social Guy Toffoletti à Bagnolet (93) qui a ouvert dans son quartier un espace de réparation du vélo pour permettre aux jeunes d’en faire davantage.
    Un focus est également fait sur le festival L’Attrape-rêves (Fehap), un concours de court-métrage réservé au monde du handicap et de la dépendance.
    La Croix-Rouge anime à Grande-Synthe la Butterfly House, un espace d’accueil au sein duquel les réfugiés peuvent y pratiquer des activités culturelles, de loisirs et sportives.
    La Ligue de l’Enseignement propose, quant à elle, un tiers-lieu numérique, véritable laboratoire d’innovation sociale pour Tours et sa région.

    Toutes ces initiatives montrent que l’accès de tous à l’offre culturelle, de sports et de loisirs devient un objectif en soi pour permettre la construction et le partage de valeurs communes, sur un territoire.

     

  • Ce que doit faire le prochain président en matière d’insertion (216)

    3,00

    Ce n’est pas sans raison que la méfiance s’est installée entre les citoyens et la classe politique. C’est d’abord la suite logique de l’enfermement de nos dirigeants politiques dans le microcosme du pouvoir, avec ses privilèges et ses protections. Mais c’est aussi le juste retour de leurs difficultés à maîtriser les nouveaux enjeux économiques et écologiques, mais aussi sociétaux, qui déterminent notre avenir. Et le débat précédant les élections présidentielles a permis de vérifier cette réalité-là.

    En effet les programmes des candidats ont rarement fait mention de la nécessité de refonder nos modèles de citoyenneté et de solidarité pour bâtir un nouveau projet de société. C’est la raison pour laquelle nous publions dans ce numéro sous forme de cahier spécial le manifeste de l’Odas “Pour une nouvelle citoyenneté” qui formule diverses hypothèses aptes à réhabiliter liens et repères (voir page 23 et suivantes).
    Et pour accompagner ces préconisations d’une réflexion complémentaire sur la solidarité, nous vous livrons en avant-première des extraits portant sur les politiques d’insertion du prochain ouvrage de Jean-Louis Sanchez Fraternité : le projet politique.
    Il est regrettable que cette problématique n’a été abordée que par un seul candidat à travers la proposition sur le revenu universel, thème sur lequel Le Jas reviendra dans un prochain numéro.

     

  • Aide aux aînés : sauvons les clics ! (216)

    3,00

    Mis en place au début des années 2000, les centres locaux d’information et de coordination (Clic) sont aujourd’hui menacés. Garants d’une indispensable proximité envers les aînés et leurs proches, ces structures locales sont pourtant les plus à même de conjuguer expertise, savoir-faire et écoute en fédérant les acteurs de terrain. Quand le local invite les pouvoirs publics à penser global.

  • Gouverner autrement : Et si c’était possible? (217)

    3,00

    C’est sans conteste une première dans l’histoire de nos institutions. Âgé de moins de 40 ans, un candidat encarté à aucun parti politique a remporté le 7 mai 2017 l’élection présidentielle. Faisant fi des clivages politiques traditionnels, le nouveau Président de la République propose aujourd’hui de gouverner autrement. En somme une révolution politique se prépare peut-être, même si rien ne permet d’affirmer aujourd’hui qu’elle ira jusqu’au bout. Or, au même moment, sur le plan local, et la presse nationale ne s’en fait pas l’écho, une transformation radicale des modes de fonctionnement politique se développe. à l’instar de la Communauté d’agglomération de Mulhouse qui ouvre la voie à de nouvelles pratiques salvatrices sur le terrain de la gouvernance, non sans résistances. C’est pourquoi Le Jas considère que la volonté de gouverner autrement qui s’exprime sur le plan local doit être traitée avec la même considération que celle qui s’engage sur le plan national. Démonstration.

     

     

     

  • Crise des migrants, crise des solidarités (217)

    3,00

    La question des migrants attise les réponses stéréotypées et les réactions caricaturales. Confrontée à un afflux massif de réfugiés et de migrants venus d’Afrique et de Syrie, l’Union européenne peine à en gérer les dimensions humanitaires et économiques.

     

    Le CNLE juge le plan “pauvreté” perfectible

    Le Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale est un outil de l’état visant à la fois à répondre à l’urgence sociale et à structurer la politique de solidarité sur le long terme. Le  Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale vient de rendre une importante “contribution” sur celui-ci.

     

     

  • PROTECTION DE L’ENFANCE : Qu’avons-nous à apprendre du Québec ? (218)

    3,00

    Carl Lacharité connaît parfaitement nos deux univers. Il a été travailleur social et il est maintenant une sommité universitaire, professeur au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. C’est sans aucun doute l’une des voix les plus autorisées pour comparer nos deux systèmes, pour que chacun s’enrichisse de l’autre.

     

     

  • Soutien à la parentalité : L’Espace Parents (218)

    3,00

    Les Caisses d’allocations familiales sont au cœur de la mise en œuvre de l’action publique de soutien à la parentalité. Avec l’ouverture ce mois-ci d’un “Espace Parents”, la CAF de Paris fait une nouvelle fois preuve de sa capacité d’innovation en la matière. Sur ce site du Xe arrondissement, les parents trouveront de l’accompagnement et de la formation, mais aussi un lieu pour échanger avec d’autres parents et jouer avec leurs enfants.

     

    L’ADMR de l’Aube s’empare de Monalisa : une vague de fond

    Créée en 2014 à la suite du rapport commandé par Michèle Delaunay, la démarche Monalisa propose un nouveau plan d’action contre l’isolement des personnes âgées. Son objectif : s’appuyer sur les pouvoirs publics, sans pour autant se substituer aux acteurs locaux pour leur mise en oeuvre. Dans l’Aube, la Fédération ADMR s’est rapidement investie dans cette démarche pour la faire éclore dans tout le territoire du département. Son maillage associatif, sa proximité avec les personnes âgées à domicile et ses relations déjà tissées avec les acteurs institutionnels en font, en effet, un porte-parole tout indiqué.

     

     

  • La Gironde, prête pour le revenu de base (219)

    3,00

    La Gironde, prête pour le revenu de base

    Le département de la Gironde a lancé en 2016 un projet d’expérimentation d’un revenu de base. Un travail qui s’est appuyé sur des consultations citoyennes, d’experts et de travailleurs sociaux.
    Les élus aimeraient tester sur le terrain cette initiative dès l’an prochain ce qui nécessitera le vote d’une loi d’expérimentation.

     

  • ECOLES : devoirs de rentrée (219)

    3,00

    C’est entre craintes et espoirs qu’a débuté cette nouvelle rentrée scolaire 2017. Sur vent de remise en cause des contrats aidés, l’école semble pourtant devenue une nouvelle priorité pour le gouvernement. Des devoirs de rentrée s’avèrent d’autant plus nécessaires que de nouveaux défis attendent les bancs de l’école.

     

  • CONTRATS AIDÉS : Qui veut la peau du social ? (220)

    3,00

    Colère et indignation dans les rangs des acteurs sociaux. La fin programmée des contrats aidés met en péril la survie de nombreuses structures et donc la continuité des services rendus aux plus fragiles. Face à cette incroyable provocation, fédérations et associations ont décidé de monter au créneau.

     

  • BANLIEUES : Ouvrons les yeux! (220)

    3,00

    C’est une véritable avalanche de mauvaises nouvelles pour les banlieues : réduction des emplois aidés, diminution des dotations aux communes, baisse des APL, et pis encore annulation de 11% du budget accordé à la Politique de la Ville par l’État ! Les élus locaux concernés n’en peuvent plus, et ont donc décidé de mobiliser l’opinion afin d’influencer le Gouvernement, décidément peu familiarisé avec cette question. Ils ont donc organisé en collaboration avec l’association Bleu Blanc Zèbre les “états généraux de la politique de la Ville” à Grigny le 16 octobre dernier. À cette occasion, on a pu entendre Marc Vuillemot, maire de la Seyne-sur-Mer (Var) et président de Villes et Banlieues, dire combien “la réalité est cruelle”. Car tous les indicateurs tant sur le plan social qu’économique sont au rouge (décrochage scolaire, radicalisation, déserts médicaux, violence…). Pourtant ces territoires “forts de la richesse humaines de leurs habitants portent bien souvent en eux-mêmes les voies de la rénovation et de la redynamisation des quartiers”. Mais pour y parvenir, il faudrait mettre fin à “une compression mortelle des budgets publics”. De ces inquiétudes est né un manifeste solennel pour que le Gouvernement fasse de la Politique de la Ville sa toute première priorité. C’est donc un véritable appel désespéré que lancent les maires, au moment où cette politique fête ses quarante ans. Un anniversaire qui a permis de dresser un bilan qui s’avère indiscutablement positif en ce qui concerne la rénovation des logements, mais particulièrement inquiétant en ce qui concerne le développement des politiques d’accès aux transports, à l’éducation, à l’emploi. Le Jas a donc souhaité consacrer ce moisci un dossier pour présenter la synthèse du rapport récent du Sénat sur la Politique de la Ville et faire part des inquiétudes des maires en espérant qu’elles contribuent à la prise de conscience que l’avenir de la France est largement conditionné par l’avenir de ses banlieues. Ce qui devrait engager l’État à prendre toutes les mesures d’urgence nécessaires pour rétablir l’égalité de traitement entre tous les territoires de la République, mais aussi admettre qu’aucune autorité n’est plus légitime que le maire pour promouvoir dans tous les quartiers en déshérence les actions susceptibles de reconstruire liens sociaux et repères collectifs.

     

  • L’innovation sociale a-t-elle un avenir ? (221)

    3,00

    Entretien avec Hugues Sibille et Jean-Louis Sanchez

    Lorsque les inquiétudes d’un pays s’aggravent, avec la montée des périls écologiques, sécuritaires et économiques dans le monde, la recherche d’une plus grande cohésion nationale est indispensable. Or pour parvenir à celle-ci, il importe que les acteurs en charge de la solidarité soient eux-mêmes convaincus de la nécessité d’une plus grande coopération. Dans cette perspective, le rapprochement entre le monde du développement social et celui de l’économie sociale et solidaire s’avère prioritaire. C’est pourquoi le dialogue entre Hugues Sibille et Jean-Louis Sanchez autour de la question de l’innovation sociale peut présenter non seulement un intérêt politique, mais aussi symbolique.

     

  • Ehpad : Péril en la demeure (221)

    3,00

    Prolifération incessante des normes, cruel manque de moyens humains, réforme de la tarification et des modes de gestion… les maisons de retraite s’invitent sous les feux de la rampe à l’heure où le profil des résidents connaît une profonde évolution. Et tandis qu’une toute récente mission parlementaire vient de rendre ses conclusions sur les périls qui menacent nos Ehpad, les professionnels de terrain peinent à s’y retrouver.

     

  • Extension du domaine de la lecture (221)

    3,00

    Il y a dix ans déjà, Le Jas présentait à ses lecteurs les évolutions majeures qui agitaient les bibliothèques. La révolution n’est toutefois pas achevée. Alors qu’il est possible d’aller au cinéma ou de faire ses courses en soirée et le dimanche, l’immense majorité des quelque 16 500 bibliothèques de France, restent, elles, portes closes. Augmenter leur amplitude horaire pour favoriser l’accès à la culture de tous était l’une des promesses de campagne du candidat Macron. Et le président vient de confier à l’académicien, Érik Orsenna, le soin de la mettre en œuvre. Mais la question des moyens alloués reste inconnue et la mutation des établissements en “bibliothèque troisième lieu”, cœur de vie sociale, semble oubliée.

     

     

  • MINEURS NON ACCOMPAGNÉS : De l’embolie à l’embellie ? (222)

    3,00

    L’arrivée sur notre territoire de mineurs étrangers sans attache familiale n’est pas un phénomène nouveau. Ce qui l’est, en revanche, c’est l’explosion de leur nombre, avec toutes les détresses qui accompagnent leurs situations. Chargés de mettre en oeuvre leur protection, les départements ont d’autant plus de mal à assumer leur mission que les profils de ces jeunes nécessitent des réponses nouvelles. Fort heureusement, ils ne baissent pas les bras et l’État s’engage à mieux les soutenir. Peut-on y voir un signe d’espérance ?

     

  • INTERCOMMUNALITÉ IMPOSÉE : Démocratie en danger (222)

    3,00

    La France a l’immense chance de pouvoir s’appuyer sur près de 36 000 maires dont la plupart ne perçoivent qu’une très faible indemnité. Pourtant, à Paris on les considère comme trop nombreux et on les incite à se regrouper dans de grands ensembles intercommunaux qui préfigurent ce que seront demain les communes. En soi la dynamique ne serait pas répréhensible, si elle n’avait été édictée unilatéralement par l’État en fixant des seuils de population trop élevés pour conserver de la proximité. C’est pourquoi les maires sont inquiets et le font savoir.