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  • PAS DE RÉPUBLIQUE SANS LES MAIRES! (231)

    3,00

    Lors du congrès national de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), le 23 septembre dernier, s’est exprimé comme jamais un grand malaise sur les réformes engagées en direction des élus locaux. Tous les attributs de la fonction de maire semblent remis en question. Ceux-ci n’ont plus le choix de leurs territoires d’action, puisqu’on leur impose à travers la loi NOTRe des intercommunalités autoritaires, bâties sur des critères économiques fort éloignés de la réalité humaine. Ils n’ont plus d’autonomie fiscale. Et la suppression de la taxe d’habitation s’avère lourde de conséquences sur le maintien d’un rapport étroit entre les habitants et les élus locaux. Ils n’ont plus le choix de leurs projets, puisqu’on les contraint à rester dans des enveloppes financières décidées par l’Êtat. La gravité de la situation a donc conduit Le Jas à aller sur le terrain, rencontrer des maires de l’Allier, un maire des Bouches-du-Rhône et le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Dans ces trois cas, on entrevoit la même crainte : celle de l’affaiblissement de la République, car ce sont bien les maires qui expriment concrètement et quotidiennement la conception la plus noble de la politique.

     

  • Pas de République sans les maires ! (231)

    3,00

    Lors du congrès national de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), le 23 septembre dernier, s’est exprimé comme jamais un grand malaise sur les réformes engagées en direction des élus locaux. Tous les attributs de la fonction de maire semblent remis en question. Ceux-ci n’ont plus le choix de leurs territoires d’action, puisqu’on leur impose à travers la loi NOTRe des intercommunalités autoritaires, bâties sur des critères économiques fort éloignés de la réalité humaine. Ils n’ont plus d’autonomie fiscale. Et la suppression de la taxe d’habitation s’avère lourde de conséquences sur le maintien d’un rapport étroit entre les habitants et les élus locaux. Ils n’ont plus le choix de leurs projets, puisqu’on les contraint à rester dans des enveloppes financières décidées par l’êtat. La gravité de la situation a donc conduit Le Jas à aller sur le terrain, rencontrer des maires de l’Allier, un maire des Bouches-du-Rhône et le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Dans ces trois cas, on entrevoit la même crainte : celle de l’affaiblissement de la République, car ce sont bien les maires qui expriment concrètement et quotidiennement la conception la plus noble de la politique.

     

  • Ecole la révolution douce (232)

    3,00

    De tout temps, l’école républicaine a eu le souci de développer le sens civique et l’esprit critique des enfants. Mais cette aspiration est aujourd’hui confrontée à de dures réalités issues de la détérioration du contexte économique et social, sans omettre de mentionner l’évolution de la structure familiale. Les enseignants ne peuvent plus faire face seuls à la désocialisation des enfants, à la précarisation de certaines familles, à la perte des repères collectifs et sociaux. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, on s’efforce de compléter l’enseignement d’activités éducatives aptes à transmettre les valeurs du bien commun. Mais si l’on veut aller encore plus loin pour faire de l’école un véritable laboratoire de l’engagement civique et du vivre ensemble, encore faut-il savoir en faire un espace de plus en plus ouvert sur son environnement.

  • Collision sociale : Peut-on l’éviter ? (233)

    3,00

    Depuis maintenant près de trois mois, des dizaines de milliers de Français manifestent un peu partout en France, sans que l’on sache très bien quelles en seront les conséquences. En revanche, ce qui est certain c’est que ce mouvement s’inscrit dans une alarmante crise de confiance envers toutes les institutions, et au-delà envers notre modèle démocratique, qui est mise en évidence par les enquêtes les plus récentes. Nous sommes bien confrontés à un tsunami démocratique sans précédent, qui a contraint le président de la République à lancer un vaste débat national. Le Journal des acteurs sociaux a voulu apporter son analyse et sa contribution, en rappelant les données les plus importants de la crise (voir Décryptage, pages 42-43).

     

  • Crise démocratique : la démonstration par les chiffres (233)

    3,00

    En ce début d’année 2019, les médias ont les yeux braqués sur tous les signes d’humeur des Français. Au-delà des images-chocs que l’on nous montre sur les écrans – violences, soulèvements, blocus…- les instituts de sondages essaient d’objectiver cette question en pénétrant chez tous les Français, même ceux qui ne manifestent pas. Et les constats sont extrêmement inquiétants, car l’on voit que le découragement et la défiance n’ont jamais été si forts.

     

  • Démographie en berne Roulez vieillesse ! (Jas 234)

    3,00

    “La France vieillit, et c’est tant mieux”, écrivions-nous il y a quelques années dans un dossier consacré aux personnes âgées. En effet, parmi les 66 993 000 habitants que compte notre pays depuis le 1er janvier 2019, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)(1) les plus de 65 ans représentent désormais une personne sur cinq, alors qu’ils ne constituaient que 12,8 % de la population française en 1985. Pour leur part, les plus de 75 ans représentent près d’un habitant sur dix (9,3 %), proportion qui devrait atteindre 15 % de la population à l’horizon 2045. Cette évolution démographique s’explique notamment par une durée de vie des seniors qui a fortement progressé. Leur espérance de vie moyenne est aujourd’hui de 85,3 ans pour les femmes et de 79,4 ans pour les hommes. Au cours des 60 dernières années, les hommes comme les femmes ont gagné en moyenne 14 ans d’espérance de vie. Celle des Françaises en particulier figure parmi l’une des plus élevées de l’Union européenne ! Côté perspectives économique, le vieillissement de la population française semble pour le moins réjouir le milieu des entreprises de vente de biens et de prestations de services. Ces dernières voient en cette France grisonnante l’opportunité de développer de nouveaux marchés grâce à ce qu’il convient désormais d’appeler la Silver économie. Même BPI France, groupe d’investissement financé par l’état et la Caisse des Dépôts en matière de développement économique des territoires, n’hésite désormais plus à rappeler que 54 % des dépenses réalisées par les particuliers sont aujourd’hui effectuées par nos séniors…

     

     

  • Prostitution : une loi dans la tourmente (Jas 234)

    3,00

    Il y avait foule pour entrer au Conseil constitutionnel le 22 janvier dernier. L’instance devait trancher une question pour le moins épineuse : faut-il censurer la loi du 13 avril 2016 qui punit les clients des prostituées ? Question épineuse, car sous la noble intention d’aider et protéger les travailleur(se)s du sexe, observateurs, médecins, politiques et associations aboutissent à des préconisations bien différentes.

    Quelle est la loi ?

    Cette nouvelle législation a entériné la pénalisation des clients avec une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros, voire 3 750 euros en cas de récidive. Avant la loi, c’était les travailleuses du sexe (car il s’agit très majoritairement de femmes) qui étaient passibles de poursuites pour racolage. La loi a aussi initié le principe d’un accompagnement social des travailleuses du sexe dont un dispositif de parcours de sortie de la prostitution, entré en vigueur fin octobre 2016. Une loi que plébiscitent les Français selon un sondage Ipsos de janvier réalisé pour CAP-international (coalition pour l’abolition de la prostitution regroupant 28 associations dans 22 pays). L’enquête montre que 78 % des personnes interrogées estiment que c’est une bonne loi, 78% que la prostitution est une violence (80 % chez les femmes)….

     

     

  • Désarroi des Français : le travail social à la rescousse (JAS 235)

    3,00

    Dans un article publié dans Ouest-France le 12 mars 2019, Pierre Méhaignerie, maire de Vitré, rappelle que : “Après le pain et l’eau, le plus grand besoin de la personne c’est le besoin de considération. Ce sentiment de n’être rien aux yeux des élites, ces impressions de dévalorisation, constituent les éléments dominants dans la crise des Gilets jaunes”. Et Pierre Méhaignerie n’est pas le seul à le penser. Au-delà d’une demande de plus grande justice fiscale et sociale, le mouvement des gilets jaunes exprime un fort besoin de reconnaissance et de dignité, de la part de salariés modestes et de retraités à faibles revenus ayant en commun le sentiment de ne plus être entendus par les pouvoirs publics. Des constats partagés Et il est vrai que le mouvement des Gilets jaunes s’appuie sur des faits objectifs. Pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, le pouvoir d’achat a stagné sur une longue période de dix ans. Tandis que pour les Français vivant dans le monde rural et en périphérie des grandes villes, le sentiment d’abandon s’alimente dans l’absence ou le déclin des commerces et des services publics de proximité…

  • Une formation hybride contre la radicalisation (JAS 235)

    3,00

    La radicalisation religieuse, et tout particulièrement ces dernières années la radicalisation islamiste, est un phénomène que les pouvoirs publics peinent à appréhender. Une radicalisation qui, dans le moins mauvais des cas, est le terreau du communautarisme et, dans le pire des cas, la racine des attentats qui secouent régulièrement le monde et la France en particulier ces dernières années. “Comment mobiliser dans notre société les anticorps qui permettent de réagir ? questionne Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation. Nous devons abandonner l’espoir irréaliste d’une déradicalisation, au sens de la déprogrammation ou de la reprogrammation, d’un être humain. Cela ne fonctionne pas”. Puisqu’intervenir après le basculement dans une idéologie mortifère est, en effet, complexe, il faut, selon l’expression, “prendre le mal à la racine”. C’est l’approche qu’a initiée avec discrétion et humilité, la Faculté libre d’études politiques et en économie solidaire, Flepes-Initiatives, en partenariat avec la Faculté de théologie protestante (FTP) de l’Université de Strasbourg et l’association strasbourgeoise SOS Aides aux Habitants (voir encadré)…

  • Fonction publique : Réformer pour innover (236)

    3,00

    Assouplir les règles de recrutement Le projet de réforme peut paraître utile lorsqu’il cherche à “diversifier les viviers de recrutements”. En effet, la fonction publique pourra embaucher davantage de contractuels, qui n’ont pas le statut de fonctionnaires et qui représentent déjà environ 20 % des effectifs (900 000 CDD sur 5,5 millions d’agents publics). Et plus précisément encore, pour “s’adjoindre de nouvelles compétences issues du privé commercial et associatif”, ces nouveaux contractuels auront notamment accès aux emplois de direction de l’état, des collectivités territoriales et des établissements de la fonction publique hospitalière. Par ailleurs, en ce qui concerne les postes à haute responsabilité, qui jusqu’à présent étaient majoritairement réservés aux énarques, sur le modèle du secteur privé, un nouveau type de contrat à durée déterminée est créé : le “contrat de projet” pour des missions spécifiques. Il est valable pour une durée qui peut aller d’un an à six ans. Enfin, le projet prévoit également des mesures pour renforcer la mobilité au sein de l’administration, avec même la possibilité d’un détachement d’office c’est-à-dire autoritaire. Ces diverses propositions mériteraient donc d’être analysées avec bienveillance, car la diversification des profils des cadres de l’administration ne peut qu’impacter favorablement la capacité d’innovation des collectivités publiques…

  • Territoire zéro chômeur : l’expérience a fait ses preuves (236)

    3,00

    Rappelons que c’est un véritable changement de paradigme qu’a provoqué la loi du 29 février 2016 relative à l’expérimentation territoriale, visant à résorber le chômage de longue durée. En effet il s’agit de tester un certain nombre de postulats nouveaux sur l’emploi, comme “personne n’est inemployable, pour peu que l’emploi soit adapté”, “si les emplois manquent, ce n’est pas en revanche le travail qui manque face à un nombre considérable de besoins non satisfaits”, “le coût d’un chômeur est supérieur à celui d’un Smic”, et “il faut donc mobiliser les coûts du chômage pour financer des emplois sur des activités nouvelles”. Le législateur a donc repris à son compte les arguments de Laurent Grandguillaume, président de Territoires zéro chômeur de longue durée (voir l’interview ci-contre), qui a pu lancer son expérience. Son association a pu ainsi s’engager dans dix régions de France, avec la création de dix “Entreprises à but d’emploi” (EBE). La première a ouvert ses portes en janvier 2017 à Mauléon dans les Deux-Sèvres…

     

  • Désastre écologique : cessons de fuir (237)

    3,00

    Quand le vivant s’effondre

    L’annonce est tombée telle un couperet : un million d’espèces sont aujourd’hui en danger. Cette alerte, publiquement lancée le 6 mai par l’IPBES, plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, est le fruit d’un travail inédit mené par quelque 145 experts issus de 50 pays durant trois années. Trois années à passer au crible plus de 15 000 publications scientifiques et données gouvernementales afin de pouvoir consigner leurs conclusions dans un rapport de 1 800 pages. Pour Robert Watson, président de l’IPBES, le diagnostic est sans appel. Selon lui, la destruction de la biodiversité et des services écosystémiques a atteint des niveaux qui menacent notre survie. Et le plus effrayant de tout cela est la rapidité du mouvement dévastateur. Ainsi, en juin 2015, la revue Science Advances alertait sur le fait que les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1950. Plus récemment, l’édition 2 018 du rapport (…)

     

  • Gabon : le social en construction (237)

    3,00

    INVITE DU MOIS

    Paul Biyoghe-Mba, Président de la Fondation pour la Protection sociale et le Bien-être

    C’est généralement à travers ses difficultés politiques que l’on parle, en France, du Gabon. Or, derrière celles-ci se dessinent des promesses encourageantes pour le renforcement de la solidarité dans ce pays. Deux initiatives ont notamment attiré notre attention : celle de la création par l’état gabonais d’un Samu social, et celle émanant d’une démarche plus personnelle, la création d’une Fondation pour la protection sociale et le bien-être. Et dans les deux cas de figure, un même initiateur, Paul Biyoghe-Mba, qui veut apporter sa contribution à l’amoindrissement des inégalités dans son pays.

  • 115 ne répond plus (Jas 238)

    3,00

    Alors que Julien Denormandie, secrétaire d’état du ministre de la Ville et du Logement, s’était illustré en déclarant le 30 janvier dernier qu’il estimait qu’il n’y avait pas plus de cinquante SDF à la rue dans Paris, la nuit de la Solidarité, organisée le 17 février dernier, dénombrait 3 622 personnes encore à la rue dans la capitale. Un constat de plus sur l’insuffisance de notre dispositif, déjà dénoncé il y a 15 ans par la Cour des Comptes dans son rapport sur le Samu Social : “Le Samu social de Paris gère une pénurie à laquelle on paraît se résigner”. Un désastre pour les familles Faudrait-il en conclure que la situation stagne au gré des alternances politiques ? Non “elle empire ! ” s’inquiète Jean-Sébastien Daniel, responsable du 115 de Paris. Dans son minuscule bureau qu’il partage avec deux autres personnes, à Ivry-sur-Seine, il ne cache pas son impuissance. “La situation s’est aggravée depuis 10 ans que je suis en poste ici : les délais de réponse s’allongent, le manque de places s’aggrave et l’embolie du système est telle que certaines familles ont dépassé leur dixième année en hôtel”…