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Dynamisme social (209)

Plus que jamais, l’éclatement de la famille, le développement de la solitude, la montée des extrémistes, l’inquiétude face au flot croissant des réfugiés ont transformé notre rapport à l’autre et mis à mal les valeurs de fraternité et de vivre-ensemble. Pourtant, cette défiance qui caractérise nos relations humaines trouve son paradoxe au travers d’initiatives de nombreuses associations et individus qui encouragent le maintien et l’accroissement des liens sociaux.

Ce mois-ci, dans le Cahier des bonnes pratiques, un coup de projecteur est mis sur les actions de ces structures qui soutiennent la cohésion sociale et participent au dynamisme du tissu local : un bus à la rencontre des seniors (ADMR), une colonie de vacances où le vivre ensemble est à l’honneur (La Ligue de l’enseignement), une association qui veut changer le regard sur le handicap (Reness), un club d’entreprises à dimension sociale (FSCF), l’engagement du service civique (Fehap), un dispositif de recherches pour les réfugiés (Croix-Rouge), ou le soutien de douze propositions pour les droits de l’enfant en situation de handicap (Fnadepape).

Alors que la question du lien social et de son anomie est au cœur de nos sociétés industrialisées, il faut se réjouir de ces initiatives. En participant activement à une redynamisation à la fois individuelle et collective du mieux vivre-ensemble, ces associations et les réseaux qui travaillent à leurs côtés conduisent à un renforcement du lien social et fortifient notre modèle de solidarité.

Les pratiques présentées dans ces pages en attestent : malgré les coupes budgétaires drastiques auxquelles elles sont confrontées, les associations et les forces vives qui les composent ne manquent pas d’idées créatives et d’actions mobilisatrices pour soutenir et restaurer les valeurs de la République.

 

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Le digital, nouvel espace social (206)

La société se numérise. Si l’on n’y prend pas garde, ces nouvelles technologies qui apportent bien sûr leurs lots d’innovations et d’expérimentations peuvent aussi induire le pire. Aussi chacun doit-il pouvoir s’y préparer. Les établissements de la Croix-Rouge française ou les adhérents de la Fehap s’en servent pour apporter de la proximité et améliorer l’accès aux soins. Dans les fédérations ADMR, les tablettes deviennent outil supplémentaire de rééducation, ludique et interactif, pour autonomiser les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. La Fnadepape s’en saisit pour améliorer sa visibilité vers celles et ceux qui en auraient besoin, mieux informer ses adhérents et ouvrir un portail pour témoigner. Les centres sociaux se mobilisent pour réduire la fracture numérique, et adoptent de nouvelles pratiques pour aider les plus fragiles ou les personnes vieillissantes à utiliser ces incontournables outils. Le numérique permet une formidable ouverture sur le monde dans un nouveau rapport aux territoires et aux liens. Ce dont témoigne le Tiers-Lieux numérique et citoyen présenté par la Ligue de l’enseignement d’Indre-et-Loire. L’évolution digitale de la société ouvre la porte à une nouvelle envie de sociabilité, s’utilise pour renforcer la confiance en soi – comme le montre Ishad, une entreprise soutenue par le Reness. Une société en réseaux s’invente, puissante de mutations des modèles éprouvés et riche de nouvelles modalités de lien social.

 

 


Les yeux ouverts (204)

Quoi de plus enthousiasmant que l’inclusion sociale ? Appartenir à la même grande famille et exercer librement ses droits politiques, économiques, sociaux et culturels au sein de notre société. Un idéal français, européen. Chaque réseau présent dans ce Cahier des bonnes pratiques s’en préoccupe avec conviction et témoigne de son engagement dans son champ d’intervention. Des actions à double sens, qui bénéficient à chacun et ouvrent les uns sur les autres. Participer et travailler. La Croix-Rouge française investie pour l’accès au droit à la santé ; les centres sociaux actifs
pour le droit à la langue qui détermine le droit à l’emploi, également une préoccupation des acteurs de l’économie sociale et solidaire. Accueillir et intégrer. Le réseau ADMR, auprès des personnes handicapées, la Ligue de l’enseignement, soutien d’une action vers les enfants autistes, la Fehap vers les enfants sourds. Le concept peut  outefois être dangereux, il porte en lui le ferment de l’exclusion. La Fnadepape alerte sur l’inclusion qui aplanit toute différence. Alors agir, mais les yeux ouverts, sans retour à l’étymologie du mot, à l’emprisonnement. Pour ne pas enfermer dans des standards de pensée et d’éducation, l’inclusion oblige à déjouer le piège de l’uniformisation et de la mise à l’écart de celles et ceux par trop différents. Donner sa place et prendre sa place. Pouvoir construire son identité et être reconnu par les autres membres de la communauté. L’inclusion ou le savoir s’adapter.